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Finale coupe de l’indépendance : Manga arrose son stade d’une pluie de buts

Du football, du cyclisme, le tir à l’arc, le 11-Décembre à Manga a aussi été marqué par une touche sportive. Le point d’orgue de la fête nationale, côté sport, a été la finale de la coupe de l’indépendance qui a opposé le lundi 10 décembre au stade régional flambant neuf de Manga, l’équipe du Zoundwéogo à celle du Nahouri. Devant le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, et d’autres membres du gouvernement, la formation de Manga s’est imposée par 4 buts à 2, face à sa rivale venue de Pô.

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Mort de manifestants au Togo : Qui a tiré la chevrotine sur «le gibier» de Sokodé ?

Après Lomé ce week-end, Sokodé. Même manifestations, même nombre de morts. Le 8 décembre, dès le premier jour de la contre-campagne de l’opposition qui rejette les législatives du 20 décembre prochain, deux manifestants dont un mineur de 17 ans étaient tombés dans une capitale en état de siège et littéralement quadrillée par des policiers, gendarmes et militaires à grands renforts de blindés légers.

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Corruption dans la santé : «Le système est gangrené du plus petit brancardier au MCD» (Sagado Nacanabo, secrétaire exécutif adjoint du REN-LAC)

Dans le rapport général 2017 du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), le secteur de la santé occupe la 13e place. Mais les plaintes récurrentes et les dénonciations des populations montrent que les rackets des malades et autres actes corrupteurs des agents de santé sont criards.  Pour un domaine social aussi sensible et prioritaire, le REN-LAC a voulu comprendre davantage la situation en menant une étude plus poussée dans le secteur. Les résultats de cette étude intitulés « Présomptions de corruption et pratiques assimilées dans le système et les services de santé au Burkina » ont été présentés à la presse le 9 décembre dernier à l’occasion de la commémoration des Journées nationales de refus de la corruption (JNRC). Et selon le secrétaire exécutif  adjoint du REN-LAC, Sagado Nacanabo, avec qui nous avons échangé le mardi 11 décembre sur le document, les résultats ont été plus révélateurs que les plaintes. Et c’est tout le système sanitaire, du simple brancardier au M-CD ou au médecin spécialiste, qui est corrompu.

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Procès putsch manqué : Quand Me Degli fustige l’attitude du parquet

Le général de brigade Gilbert Diendéré était encore à la barre de la chambre de première instance du tribunal militaire de Ouagadougou le 10 décembre 2018 dans la salle des Banquets de Ouaga 2000. Au 9e jour de son audition, le présumé cerveau du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 s’est prêté à un contre-interrogatoire de son conseil, Me Jean Yaovi Degli. A l’issue des échanges avec son client, l’avocat togolais n’a pas manqué de faire savoir au parquet militaire qu’il n’a pas gobé une insinuation de celui-ci taxant la défense du général d’être dans une logique de mensonge, de construction d’un tissu de mensonges.

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Législatives togolaises : Ça commence mal

C’est un week-end tendu et endeuillé qu’ont vécu les Togolais, particulièrement les populations de Lomé, ce 8 décembre. Les manifestations interdites de l’opposition ont été réprimées dans le sang avec à la clef deux morts dont un garçonnet de 8 ans. S’il en est ainsi du premier jour de la campagne de boycott de ces élections législatives, lancée par l’opposition, l’inquiétude est grande que les choses aillent de mal en pis, et concernant la tenue de ce scrutin, prévue pour le 20 décembre prochain, et concernant la paix sociale dans le pays en général.

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Des chefs d’Etat à l’investiture de Macky Sall : Des soutiens politiquement incorrects

10 000 militants et sympathisants, 4 chefs d’Etat, un décor de luxe, le palais des Congrès de Dakar a refusé du monde samedi dernier lors de l’investiture de Macky Sall, candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

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Second tour présidentielle malgache: Le duel des ex

C’est désormais officiel. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle malgache portent  depuis hier le sceau définitif de la Haute Cour constitutionnelle. Et la juridiction suprême a confirmé à la virgule près les chiffres provisoires proclamés le 17 novembre dernier par la commission électorale indépendante (Ceni). Le second tour opposera donc Andry Rajoelina (39,2% des voix) et Marc Ravalomanana (35,3% des suffrages exprimés).

Ces résultats définitifs ont quelque part valeur de réhabilitation pour la Ceni, attaquée de toutes parts après la proclamation provisoire et cible de manifestations quotidiennes. Plusieurs requêtes avaient d’ailleurs été déposées auprès de la Haute Cour pour contester les résultats, notamment par le président sortant, Ery Rajaonarimampianina, et un collectif de candidats qui demandaient l’annulation pure et simple du premier tour en raison de nombreuses irrégularités et fraudes qui l’auraient émaillé. Même TGV qui, si l’on peut dire, était arrivé naturellement en tête, avait lui aussi contesté les données provisoires, estimant qu’on lui avait volé plusieurs milliers de voix, avant de se raviser « par souci d’apaisement ». Drôle de scrutin où même le favori des urnes se plaint !

Avec ce verdict sans appel des grands juges qui ont, soit dit en passant, rejeté toutes les requêtes déposées, il faut espérer que les différents candidats et leurs troupes s’inclineront devant l’autorité de la chose jugée et que le second tour, prévu pour le 19 décembre prochain, se déroulera sans encombre. A charge pour la Ceni qui a tout de même eu l’humilité de faire sa propre critique, de corriger les failles et insuffisances constatées lors du premier tour : retard dans l’acheminement du matériel électoral, démission de certains membres de bureau de vote la veille du scrutin,  confusion entre bulletins blanc et nul lors du dépouillement… Ce sont là, en effet, quelques problèmes que les organisateurs ont eux-mêmes reconnus, même si, pour reprendre l’expression consacrée, «elles n’étaient pas susceptibles d’entacher la sincérité du scrutin».

Place donc à une finale aux allures de revanche entre les deux ex et ennemis jurés dont la rivalité avait mené la Grande Ile à la dérive, la laissant glisser dans les affres d’une crise politico-institutionnelle dont elle n’est  pas encore sortie. Pourvu seulement que cette haine recuite et les désirs de revanche plus ou moins légitimes ne polluent pas davantage le climat déjà bien délétère et que les deux hommes aient suffisamment mûri pour mettre l’intérêt supérieur de la nation malgache au-dessus de toute autre considération, notamment de leurs ambitions personnelles ; car si le feu qui couve sous la cendre devait se raviver, ce serait cette fois-ci pour que s’ouvrent les portes de l’enfer pour ce pays pourtant paradisiaque.

 

H. Marie Ouédraogo

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