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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (146)

Etat de santé d’Ali Bongo : Ping a raté une occasion de se taire

De quoi souffre exactement Ali Bongo Odimba ? C’est la question que les deux millions de Gabonais se posent depuis un certain temps. Comme toujours, ce qui touche à la santé de nos dirigeants relève du secret d’Etat, surtout dans nos pays où le simple fait d’en parler a valu à des journalistes d’être inquiétés.

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Réconciliation Salva Kiir/Riek Machar : Osons espérer que c’est pour de bon

 

Ils se sont encore retrouvés et la scène des retrouvailles était émouvante. Mercredi dernier à Juba, capitale du Soudan du Sud, une grande cérémonie pour la paix a été organisée et a permis aux deux frères jusque-là ennemis, Salva Kiir et Riek Machar, de se retrouver et de fumer du même coup le calumet de la paix. Le premier est l’actuel président du Soudan du Sud et le second en était le vice-président et s’est mué en chef rebelle.

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RDC : Quand la machine à voter divise l’opposition

 

A moins de deux mois de l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 en RDC, il y a comme du gaz dans le front de l’opposition congolaise. Les derniers signes de fissures de ce front se sont fait jour à l’occasion des marches organisées ce 26 octobre pour dénoncer l’utilisation des machines à voter lors du scrutin présidentiel à venir. Alors que, pour l’une des rares fois, le pouvoir avait fait profil bas et autorisait les manifestations dans plusieurs villes du pays, les opposants faisaient apparaître au grand jour leurs désaccords sur cette question des machines à voter.

En effet, l’UDPS de Félix Tshisekedi a publiquement refusé de se joindre aux marches, confirmant son intention de ne plus faire de fixation sur les fameuses machines à voter, considérées par l’opposition comme un cheval de Troie de la tricherie que veulent introduire Joseph Kabila et ses partisans au cœur des opérations de vote. De fait, l’UDPS, qui était vent debout contre ces machines, a brusquement ramolli ses critiques, ne faisant plus de leur retrait la condition sine qua non de sa participation aux élections. Ainsi son secrétaire général a-t-il ouvertement dénoncé l’initiative de la marche des autres partis de l’opposition, la jugeant inopportune avec des objectifs obscurs et destinée à défendre des individus plutôt que les intérêts du peuple congolais.

Ce cavalier seul de l’UDPS a quelque peu irrité les militants des autres partis de l’opposition, d’autant plus qu’on sait que quelques jours auparavant, son secrétaire général, décidément en verve pour marquer la différence de son parti avec les autres, accusait certains de ses pairs d’être des opposants de la 25e heure qui ont longtemps pactisé avec le pouvoir en place, voyageant dans des jets privés, buvant le champagne sous des lambris dorés aux bons soins de la présidence congolaise. Cette attitude de l’UDPS a fait dire à Vital  Kamerhe, un des poids lourds de l’opposition, que celle-ci est «une famille qui a des petits problèmes et notre idée, c’est de montrer qu’on peut surmonter ces problèmes au lieu d’allumer le feu».

Qu’il a raison, Vital Kamerhe de plaider pour que les opposants congolais mettent en avant ce qui les unit au lieu d’aggraver leurs divergences  sur des questions de détails ! Félix Tshisekedi a-t-il compris le danger à fissurer le front de cette opposition congolaise ? En tout cas dans un twitt au soir du 26 octobre, il a fortement nuancé le point de vue de son secrétaire général sur la marche contre les machines à voter en écrivant : «Bravo aux amis de l’opposition pour les marches organisées… je rappelle le devoir de relever ensemble les défis de la candidature commune, du fichier corrompu et de la machine à voter. Restons unis pour le Congo».

Voilà qui est politiquement plus adroit que les invectives de stigmatisation des autres opposants. Mais en politique, des paroles aux actes il y a souvent un grand fossé et l’on est habitué aux incongruités des oppositions africaines qui s’échinent à unir leurs forces pour revendiquer des élections équitables et l’alternance mais qui, aux échéances des scrutins, se divisent face au parti au pouvoir. Hélas, c’est à croire que face à la ferme volonté du gouvernement de Joseph Kabila d’introduire la machine à voter pour le scrutin présidentiel annoncé, le front de ses opposants présente de visibles fissures en attendant que les difficultés à présenter un candidat commun achèvent  de le diviser.

En attendant, c’est le Front commun pour le Congo, la mouvance présidentielle, qui se frotte les mains, lui qui, samedi dernier, a fait stade comble à Kinshasa lors de la présentation officielle de son candidat, Emmanuel Shadary, à ses militants et aux populations. L’opposition qui se divise, le pouvoir qui resserre les rangs de ses partisans, ainsi s’amenuisent les chances de  l’alternance.

 

La rédaction

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Couvre-feu à Djibo : Est-ce suffisant ?

Depuis avant-hier mardi 23 octobre 2018, et cela jusqu’à nouvel ordre, un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin est instauré dans le ressort territorial du département de Djibo. C’est une annonce faite par le haut-commissaire de localité, Siaka Barro. Une mesure qui intervient quelque cinq jours après l’attaque de poste de gendarmerie de Djibo.

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Guinée : Le projectile de la discorde

« La dernière fois je vous ai dit qu’il (Alpha condé ndlr) avait ordonné de m’assassiner. Voilà la preuve la plus éloquente. Regardez le pare-brise ! » Voilà ce qu’a affirmé le chef de file de l’opposition guinéenne hier mardi 23 octobre 2018. Et pour enfoncer le clou, Cellou Dalein Diallo a précisé, geste à l’appui : « Les gendarmes ont visé et ils ont tiré. Mon chauffeur est blessé. »

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Election au Cameroun : L’insatiable Paul

Un non-événement. Ainsi pourrait-on résumer la réélection sans surprise de Paul Biya à la tête du Cameroun, qu’il dirige depuis 1982 : hier lundi 22 octobre, le Conseil constitutionnel, au terme d’une proclamation marathon, a en effet déclaré l’éternel locataire du palais d’Etoudi vainqueur du scrutin d’octobre dernier avec un score de 71,28 %.

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15e anniversaire mort Jean Hélène : Pour que son martyre ne soit pas vain

 Le 20 octobre de chaque année, le Burkina célèbre, et ce depuis 1998, la journée nationale de la liberté de la presse. Malheureuse coïncidence, depuis 2004, cette célébration se fait la veille d’un triste anniversaire pour la presse : celui de l’assassinat à Abidjan, le 21 octobre 2003, de Jean Hélène, correspondant de RFI et du journal Le Monde.

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Naufrage du Joola : Le dossier judiciaire définitivement coulé

Cette fois c’est définitif, le dossier judiciaire du Joola a coulé pour de bon. La Cour de cassation de Paris a en effet prononcé, le mardi 16 octobre 2018, un non-lieu définitif dans le volet hexagonal de la procédure engagée suite au naufrage du ferry  sénégalais qui a fait, le 26 septembre 2002, quelque 2000 morts au large de la Gambie. Parmi les naufragés de ce qui reste la plus grande catastrophe maritime de l’histoire en temps de paix,  une vingtaine de Français dont les ayants  droit avaient intenté une action en justice.

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Côte d’Ivoire : Elections locales, enjeu national

Tenues dans une atmosphère tendue avec des échauffourées ayant entraîné des destructions d’urnes dans certains endroits et 3 morts dans le Centre-Sud  et l’ouest du pays, les élections municipales et régionales ivoiriennes n’ont pas suscité une grande affluence des 6,5 millions d’électeurs aux  bureaux de vote.

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