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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (198)

Violences communautaires à Barsalogho : Yirgou vaut bien un deuil national

Roch Marc Christian Kaboré a eu la possibilité de prendre la mesure du désastre. Quatre jours après les violences  communautaires survenues à Yirgou dans le Sanmatenga, le président du Faso  s’est en effet  rendu le samedi 5 janvier 2019 dans cette localité encore marquée par les stigmates de la folle journée du  1er janvier. Pour prendre le pouls de la situation, compatir à la douleur des familles éplorées  mais aussi et surtout exhorter les populations, qui cohabitaient jusque-là en bonne intelligence,  à ne pas poser des actes susceptibles  de mettre  à mal notre vivre-ensemble.

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Résultats présidentielle malgache : Jusqu’où ira Ravalomanana dans la contestation des résultats ?

 

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé, hier en début de soirée, les résultats du second tour de l’élection présidentielle à Madagascar. Pas de surprise : Andry Rajoelina l’emporte avec un score de 55,66% des suffrages contre 44, 34% à son challenger, Marc  Ravalomanana.

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Togo-Madagascar-RDC : Trois pays, un dénominateur commun

Question à un fauteuil présidentiel : quel dénominateur commun y a-t-il entre Madagascar, cette grande île perdue dans l’océan Indien, la République démocratique du Congo, ce géant aux pieds d’argile au cœur de l’Afrique, et le Togo, ce petit pays aux grands problèmes qui passait jadis pour être la Suisse de l’Afrique ?

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Madagascar : Cellule pour une crise Programmée

 

On redoutait une crise post-élection sur la Grande Ile. Elle se profile à l’horizon avec les tendances annoncées des résultats du second tour : sur 70% des bulletins dépouillés, elles donnent Andry Rajoelina en tête avec 55% des voix contre 45% à Marc Ravalomanana. Des tendances qui fâchent le camp de ce dernier, lequel s’est dépêché de mettre sur pied une cellule de crise et d’appeler, dans un discours offensif, ses partisans à se mobiliser pour faire respecter leur vote.

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Macron au Tchad : Jupiter chez son meilleur fantassin africain

 

Dans «cette république des comptables» (dixit le général de Gaulle) devenue ingouvernable depuis quelques décennies, quand le chef de l’Etat français séjourne à l’étranger, c’est presque des vacances aux frais de la princesse qu’il se paye. C’était déjà le cas avec Nicolas Sarkozy et François Hollande, ça l’est davantage avec Emmanuel Macron, qui plus est, quand le moment s’y prête en cette période de fêtes de fin d’année. 

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Campagne électorale en RDC: Véritable chemin de croix pour Martin Fayulu

 

Il avait déjà été obligé de délocaliser à la place Sainte-Thérèse de  Ndjili son meeting initialement prévu au stade Tata Raphaël, mais, alors que l’enceinte avait été préalablement réservée et louée, il sera privé de sa jouissance parce que, lui a-t-on dit la veille de l’occupation du site,  l’endroit avait été « réservé ». Par qui et pour quoi ? Mystère et boule de gomme. Mais Martin Fayulu n’était pas encore au bout de ses peines : le grand rassemblement du candidat de la Coalition Lamuka, qui devait avoir lieu hier, a en effet été purement et simplement interdit par le gouverneur de Kinshasa, qui invoque des «impératifs sécuritaires». Pour justifier son oukase, André Kimbuta  parle des incidents qui ont perlé la campagne ces derniers jours, causant d’importants dégâts matériels,  ainsi que de renseignements, peut-être  connus de lui seul, en vertu desquels  les extrémistes des différents camps se prépareraient à en découdre.

Pour louables que puissent être  les intentions des responsables congolais, qui auraient voulu, par ce principe de précaution,  préserver la sécurité des personnes et des biens, la mesure semble plutôt scélérate et procéder d’une volonté de mettre une fois de plus des bâtons dans les roues de l’opposant, dont la campagne s’apparente depuis le début à un véritable chemin de croix. Concernant ce jamboree de Kinshasa, il devait du reste entrer dans la capitale par la route,  mais en a été empêché.

 Ajoutez à cela l’empêchement d’atterrir à  Kindu et le détournement de son avion sur Goma, son cortège attaqué à Masimanimba, ses partisans molestés à Lubumbashi ou à Kalémie et l’on finit de se convaincre que les préoccupations sécuritaires du gouverneur  Kimbuta font en réalité  partie d’un plan savamment orchestré par le pouvoir pour empêcher la pêche aux voix d’un adversaire politique. Comment se fait-il d’ailleurs que ce soit précisément le jour où l’opposant devait aller à la rencontre de ses militants kinois que ce prétexte est brandi ?

A quatre jours de la présidentielle du 23 décembre prochain, c’est en tout cas un rendez-vous majeur dans cette mégapole de 10 millions d’habitants (soit le huitième de la population de RDC) que vient de rater  l’un des principaux challengers d’Emmanuel Shadary Ramazany,  le porte-drapeau du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition présidentielle. Et la Kabilie, qui déroule le tapis rouge à son poulain,  a sans doute voulu priver son adversaire de ce vivier électoral, traditionnellement voué à l’opposition. Faut-il donc croire que malgré les assurances dont ils font montre, Joseph Kabila et ses ouailles, qui disposent de moyens colossaux (souvent de l’Etat) et contrôlent le processus électoral,  ne sont pas aussi sereins que ça ?

En tout cas après les incendies à Kinshasa et à Béni des dépôts de la   Commission électorale nationale indépendante (CENI ) dont on se demandait déjà comment elle se débrouillerait pour organiser un scrutin qui se rapproche un tant soit peu des standards démocratiques internationaux ;  après les violences et les  cadavres qui ont jonché les rues congolaises ; après les doutes sur l’acheminement à temps du matériel électoral sur toute l’étendue de ce vaste territoire de 2,3 millions de kilomètres carrés   ; après les suspicions légitimes qui entourent le fichier et les fameuses machines à voter … cette interdiction faite à Fayulu est peut-être le dernier acte d’une parodie électorale qui va se jouer dimanche prochain et on a bien peur que ce ne soit la chronique d’un chaos programmé.

 

Ousseni Ilboudo    

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Togo: Un entre-soi électoral contreproductif

Avant d’aller assurer le bon déroulement du scrutin de ce 20 décembre 2018, les éléments des Forces de défense et de sécurité du Togo ont voté en rangs serrés, colonnes couvrez, comme on dirait dans les casernes, ou plutôt dans le calme et la sérénité, selon l’expression consacrée. Alors rien à signaler, sauf qu’en politique comme en météorologie, le calme le plus plat précède souvent les tempêtes les plus violentes. Et tout porte à croire, hélas, que cette implacable loi risque fort de s’appliquer au Togo.

C’est en effet sous les pires auspices que les législatives voulues par le pouvoir doivent se tenir ce jeudi 20 décembre. Un scrutin massivement boycotté par l’opposition qui, dès son annonce, a mené une contre-campagne pour demander le report du vote. En vain et dans le sang, puisque ses manifestations ont été réprimées, que ce soit à Lomé, Sokodé ou ailleurs, faisant des morts et des blessés. Et comme toujours en pareilles circonstances, les différentes parties n’ont cessé de se rejeter la faute, creusant davantage le fossé déjà grand qui sépare le pouvoir du président Gnassingbé de la foule de ses contempteurs. D’ailleurs, c’est presque une clameur de désapprobation générale qui a accueilli l’annonce de ce fâcheux scrutin, puisqu’à la voix de l’opposition s’ajoute le chœur des communautés religieuses, notamment catholique et protestante, dont les représentants ont vite fait d’emboucher la trompette Jean-Pierre Fabre et de ses troupes.

Autant de voix discordantes qui n’ont arrêté d’exiger la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles avant l’organisation de toute élection. Il se trouve que les deux facilitateurs du dialogue inter-Togolais, les présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Alpha Condé de Guinée, ne sont pas parvenus à concilier des positions diamétralement opposées au sujet, spécialement, de la rétroactivité ou non de la clause limitative du nombre de mandats présidentiels ; autrement dit, l’héritier du clan Gnassingbé, qui est assis depuis 2005 sur le trône laissé par son défunt père, pourra-t-il postuler à sa propre succession à l’issue de son mandat actuel ?

Au regard du contexte, on se demande à quoi peuvent servir ces législatives si ce n’est à surchauffer un foyer déjà incandescent. C’est donc un entre-soi électoral proprement inutile qui pose d’ores et déjà la question de la légitimité de cette assemblée boudée par des opposants de plus en plus nombreux qui n’ont certainement pas envie d’être de simples faire-valoir de résultats qu’on sait joués d’avance.

En attendant, c’est une journée classée rouge qui commence à Lomé, Sokodé et ailleurs. Et il faut craindre que de nouvelles victimes endeuillent davantage un pays qui en a déjà eu tant d’autres.

 

H. Marie Ouédraogo

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Rajoelina # Ravalomanana : Ou le choix de l’embarras

 

Duel de rivaux ; finale aux allures de revanche ; retrouvailles entre vieilles connaissances ; choc des ex. Tels pourraient être, au choix, les titres possibles du film électoral qui se tourne à Madagascar. La dernière ligne droite  de la course au palais d’Iavolocha oppose en effet aujourd’hui mercredi 19 décembre 2018 Andry Rajoelina à Marc Ravalomanana, arrivés respectivement  au second tour avec 39,23% et 35,35% des voix exprimées le 7 novembre dernier.

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