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Politique (422)

Procès putsch manqué : L’audition des accusés débute le 6 avril

Il appartient à la défense de prendre les dispositions pour faire comparaître ses témoins ; c’est ce qu’a décidé le tribunal militaire de Ouagadougou. Et dans la poursuite de l’audience, la lecture de l’arrêt de renvoi a été ordonnée. Cette lecture s’est étalée sur deux jours, du vendredi 30 et au samedi 31 mars 2018. On a noté le déport de deux avocats, Mes Halidou Ouédraogo et Issaka Zampaligré, constitués auprès de l’ancien Bâtonnier Mamadou Traoré. Dans la foulée, l’audience a été suspendue et elle reprendra le vendredi 6 avril prochain avec le début de l’interrogatoire des accusés.

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Retour du CDP au pouvoir : «S’il faut égorger quelqu’un pour cela, je me sacrifierai», (Ousmane Kindo, représentant des anciens du Nord)

La salle de spectacles Mamoudou Ouédraogo de Ouahigouya a abrité, le samedi 31 mars 2018, la première convention régionale du Nord du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Cette grand-messe du parti de l’épi et de la daba s’inscrit dans la dynamique du renforcement de ses  structures géographiques en vue des  élections de 2020.

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À boulets rouges sur Roch et le Moro : C’est du Soumane !

Vendredi dernier à son domicile à Wemtenga, Soumane Touré a convié la presse à la rentrée politique de son parti, le PITJ, et dit ce qu’il pensait de l’actuelle gestion du pouvoir d’Etat. A l’écouter, rien ne va dans ce pays toujours géré par les « forces obscures et rétrogrades du Centre, le Moro Naaba en tête», et dont le dessein a toujours été d’imposer au reste du peuple l’ethnie moaga du Centre. Conséquence, il faut balayer, militairement si possible, l’actuel régime car Roch, qui n’a pas pu construire l’hôtel des députés en 11 ans de présidence de l’Assemblée nationale, ne peut construire une nation.

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Incompétence de la Cour de cassation pour statuer sur une récusation : «Une décision précipitée et hasardeuse» (Me Paulin Salambéré)

 

Dans le cadre du procès du putsch manqué, entre autres, exceptions soulevées par les avocats de la défense, il y a la récusation du président du tribunal et de son juge conseiller. A ce sujet, la SCPA Ouattara-Sory & Salambéré a saisi la chambre criminelle de la Cour de cassation mais celle-ci s’est déclarée incompétente. Me Paulin Salambré a alors rédigé cette lettre ouverte adressée au premier président de la Cour de cassation ; lettre que nous vous proposons in extenso.

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Crise du logement : Marche de protestation le 5 avril

 

Face à la crise du foncier et du logement, les CCVC (Coalition nationale de lutte contre la vie chère) des arrondissements de Ouagadougou, de concert avec la CADDL (Coalition des associations pour la défense du droit au logement), le CDAIP (Comité de défense des acquis de l’insurrection populaire) et le MBDHP, organisent une marche le 5 avril 2018 afin d’exiger des autorités un audit des lotissements, la construction de logements sociaux décents… Elles étaient face à la presse le jeudi 29 mars 2018 à la Bourse de mobilisation pour exiger du pouvoir en place une réponse à la situation.

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Demande d’extradition François Compaoré: Vivement le 13 juin !

Il faut croire que le chiffre 13, maudit dans de nombreuses croyances, poursuit François Compaoré depuis maintenant 20 ans.

13 décembre 1998 : Norbert Zongo et 3 de ses compagnons d’infortune sont assassinés en rade de Sapouy, leurs corps brûlés. Tout de suite, beaucoup voient la piste du pouvoir en place, notamment la main de François Compaoré, puisque le directeur de publication du journal L’Indépendant enquêtait, à l’époque, sur la mort suspecte de David Ouédraogo, son chauffeur.

13 décembre 2017 : 19 ans, jour pour jour, après l’autodafé de Sapouy, comme si la justice française avait cyniquement choisi exprès cette date, le principal suspect était entendu pour la première fois par la Cour d’appel de Paris au sujet de la demande d’extradition formulée par les autorités burkinabè. 45 jours plus tôt, le 29 octobre, il avait été interpellé à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle puis placé sous contrôle judiciaire en vertu du mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice burkinabè, le 5 mai 2017.

13 juin 2018 : C’est ce jour-là qu’on saura si celui qu’on appelait jadis « Le petit président » sera extradé ou pas vers son pays natal. Ainsi en a décidé la Chambre de contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris à l’issue de son audience qui s’est tenue hier, mercredi 28 mars 2018.

Plus que deux mois et demi donc pour que François soit fixé sur son sort qui s’est joué hier au cours d’une passe d’armes entre ses conseils et ceux de l’Etat burkinabè. Les premiers, avec à leur tête le ténor Me Pierre-Olivier Sur, ont dénoncé les failles de la demande d’extradition burkinabè, en particulier l’inexistence, selon eux, de documents incriminant leur client pour la simple raison que jusqu’à la date d’hier, les fameuses pièces à charge n’avaient pas été transmises à la justice hexagonale.

Autre argument de la défense, la peine de mort qui existe toujours dans l’arsenal répressif burkinabè, situation à laquelle s’agrippent François Compaoré et ses avocats comme à une bouée de sauvetage, quand bien même la sentence suprême n’aurait pas été appliquée au Burkina depuis bien longtemps et que les autorités ont assuré que « le petit président » ne sera pas envoyé devant le peloton d’exécution, si d’aventure les magistrats burkinabè le condamnaient à cette peine.

Enfin et surtout, l’immixtion grotesque de Jupiter qui a mis les pieds dans les plats du troisième pouvoir lors de son séjour à Ouagadougou en fin novembre 2017. Interrogé sur le sujet, le président français, Emmanuel Macron, avait en effet déclaré que la réponse de la justice à la demande d’extradition serait probablement favorable.

Si on ajoute à ces grosses coquilles le fait que l’avocate générale elle-même avait relevé un manque de pièces dans le dossier pour pouvoir statuer et avait, en ce sens, requis un complément d’informations, on  a bien peur que l’affaire soit mal engagée pour l’Etat burkinabè, le pays réel et le peuple insurgé qui rêvent de voir la tête de François suspendue à un croc de boucher, comme qui dirait.

Mais qui peut savoir ce qui peut bien se passer d’ici ce fatidique 13 juin 2018 et qui pourrait faire pencher la balance des juges d’un côté comme de l’autre. D’autant plus que cette affaire n’est pas seulement judiciaire, elle est aussi politique pour ne pas dire que c’est une affaire d’Etat dont le dénouement se joue également dans les palais présidentiels, notamment ceux de l’Elysée, de Kosyam et de Cocody. Blaise Compaoré et son frère n’ont-ils pas acquis la nationalité ivoirienne depuis leur chute suivie de leur exil au pays d’Houphouët Boigny ?

 

Hugues Richard Sama

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Procès putsch manqué : La guerre des témoins aura-t-elle lieu ?

Hier, lundi 26 mars 2018, la chambre de première instance du tribunal militaire qui connaît du dossier du putsch manqué a vidé les observations, les exceptions et les incidents de procédure soulevés par les avocats de la défense. Le tribunal, soit s’est déclaré incompétent, soit a rejeté purement et simplement certaines requêtes. On le constate, tant bien que mal, le procès du putsch avance, et on s’achemine tout doucement vers l’examen du fond après les débats de forme qui ont été menés durant quatre jours d’audiences. Ce matin, le tribunal devrait procéder à l’examen de la liste des témoins. Une bataille en perspective quand on sait que la défense a cité à comparaître des personnalités dont la comparution s’annonce difficile à l’audience : le Mogho Naaba Boangho, le président Roch Kaboré, d’anciens ambassadeurs de France et des Etats-Unis, et le général Yacouba Isaac Zida, en exil au Canada.

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Procès putsch manqué : Nouvelle suspension pour statuer sur les exceptions

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 reprendra le lundi 26 mars 2018 dans la salle des banquets de Ouaga 2000.  Hier, au troisième jour des débats de forme, l’audience a été suspendue pour permettre au tribunal de statuer sur les préliminaires, les exceptions et les incidents de procédure déposés par la défense.

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Procès putsch manqué : Des préliminaires qui s’éternisent

L’audience de jugement du dossier du putsch manqué du 16 septembre 2015 a effectivement repris hier, 21 mars 2018, dans la salle des Banquets de Ouaga 2000. S’il était à craindre une nouvelle suspension, eu égard au contenu de la sortie médiatique des avocats de la défense 48 heures plus tôt, cette reprise a eu le mérite d’avoir permis de boucler la mise en place des membres du tribunal. Cependant, les questions préliminaires et observations préalables, qui semblent s’éterniser, ont tenu en haleine tout le prétoire durant la journée d’hier.

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