Cher Wambi,
Je savais que du haut de leur toute-puissance, les Américains avaient peu d’égard pour nous, surtout depuis que leur président, Donald Trump, a traité les Etats africains et assimilés de « pays de merde », mais j’ignorais que c’était à ce point.
Avec d’autres confrères, le directeur des rédactions de L’Observateur paalga, le journal de ton oncle Nakibeugo devait en effet faire partie d’une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères pour une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le G5 Sahel, rencontre qui s’est tenue hier jeudi à New York. Mais faute de visa, il n’a finalement pas pu s’y rendre.
En fait, cher cousin, plus que le refus du précieux sauf-conduit, de ce qu’il m’a raconté, c’est la manière qui l’a surtout heurté. Car dans le principe, un peu comme chez soi on est libre de recevoir qui on veut, l’Oncle Sam est libre d’accepter sur son sol qui il veut sans avoir à s’expliquer. C’est son droit. Mais là où le bât a blessé ici, c’est, je le répète, la manière.