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IAM BURKINA
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Réunion sur le financement du G5 Sahel à Bruxelles : Le moment ou jamais de délier les cordons de la bourse

Une vingtaine de chefs d’Etat, une dizaine de ministres des Affaires étrangères et des experts à la pelle : la réunion des partenaires du G5 Sahel, aujourd’hui à Bruxelles, au-delà de la grande solennité qui l’entoure, a les allures d’un sommet de la dernière chance : ou la communauté internationale s’approprie enfin cette force conjointe et lui donne les moyens de monter en puissance, ou elle continue dans les atermoiements du « oui… mais » au risque de la voir végéter dans l’immobilisme.

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Déscolarisation due aux menstrues : Kom-Yilma arrête la saignée dans 118 écoles

 

L’une des actions phares de la phase 1 du projet Kom-Yilma, intervenant dans les provinces du Bam et du Sanmatenga, aura été la construction de salles de rechange dans les écoles pour les filles, dans le cadre de la Gestion hygiénique des menstrues (GHM) et la mise en place d’activités y relatives. Dans la journée du mercredi 21 février, l’ONG, de concert avec les structures déconcentrées des ministères de l’Education, de l’Eau et de l’assainissement, et des structures sœurs, a effectué  une visite dans deux des 118 écoles bénéficiaires.

 

Objectif : favoriser un partage d’expériences entre les acteurs pour la réduction des taux d’absentéisme et d’abandon des filles suite aux règles.

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Une Lettre pour Laye : Retour à la case MACA pour tous

Cher Wambi,

 

Dans 5 jours, le procès tant attendu va s’ouvrir. En effet c’est le mardi 27 février 2018 que le général Gilbert Diendéré et 83 autres accusés vont répondre d’une douzaine de chefs d’inculpation dans le cadre du traitement judiciaire du dossier du putsch manqué du 16 septembre 2015 contre le pouvoir de la Transition.

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Hermann Yaméogo sur la Justice militaire : «Avec un tribunal aux ordres du pouvoir, tout est possible»

Arrêté le 5 octobre 2015 à sa résidence de Ouaga 2000, Me Hermann Yaméogo, président de l’UNDD, était incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) et ce jusqu’au 4 août 2016, date désormais symbolique à double titre à ses yeux puisque c’est ce jour-là qu’il a bénéficié d’une liberté provisoire. Depuis lors et en attendant l’ouverture, prévue mardi prochain, du procès des accusés dans le putsch manqué du général Gilbert Diendéré, il loge dans sa villa sise à la Rotonde, à quelques encablures du Conseil de l’Entente. Pour quelqu’un qui doit réintégrer la prison dimanche prochain, c’est un accusé visiblement serein et qui n’a nullement perdu de sa verve d’antan qui nous a reçus dans la matinée du 21 février 2018.

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Tracasseries routières : La tomate, victime de rackets policiers

La filière tomate rapporte au Burkina environ 50 milliards de FCFA par an. Ce montant paraît élevé. Pourtant si ce produit n’était pas l’objet de racket policier, le Burkina gagnerait encore environ 5 milliards de nos francs. Pour trouver des solutions aux tracasseries sur la route, le ministère de l’Agriculture a, en partenariat avec le CILSS, organisé un atelier avec les acteurs de la filière tomate le jeudi 22 février 2018 à Ouagadougou.

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Mort de deux soldats français au Mali: Pourvu que l’écho de l’explosion atteigne Bruxelles

Ils sont au nombre de 22, les militaires français tombés au Mali depuis le lancement par François Hollande de l’opération Serval en mars 2012 pour stopper l’avancée des djihadistes qui menaçaient de faire tomber Bamako. Depuis plus de cinq ans qu’elle dure, l’intervention tricolore qui répond désormais au nom de Barkhane, malgré tout ce qu’on en dit, aura permis de circonscrire l’incendie et de « casser les reins », pour reprendre l’expression d’un général français, à la pieuvre qui, malgré tout ,aura pu essaimer dans les pays voisins.

Oui, mais à quel prix ! Car si l’on excepte les « Deby boys », ces farouches combattants tchadiens fauchés par grappes entières pendant la phase éruptive de la crise, la France est le pays qui aura payé le plus lourd tribut à cette guerre qui certes se mène loin de ses frontières mais, quoi qu’on en dise, la concerne aussi, tant la menace terroriste est devenue universelle.

Ce mercredi encore, deux soldats français ont perdu la vie lors d’une opération tandis qu’un troisième blessé a été transféré à Gao. Leur véhicule a sauté sur un engin explosif de fabrication artisanale alors qu’il circulait à l’ouest de Menaka, sur l’axe Anssongo-Menaka, pour une « mission de contrôle sur zone ».

Ce nouveau drame survient quelques semaines après qu’un camion qui transportait des commerçants partis de Djibo au Burkina a été pulvérisé par le même type d’engin quelque part vers Mopti, faisant une vingtaine de morts.

Il faut dire que depuis 2012, ces mines antipersonnel, antichars ou les fameux engins explosifs improvisés sont devenus un véritable fléau au Mali, où ils ont fait quelque 2000 victimes dont des centaines ont perdu la vie. A ce triste bilan s’ajoute ce que les militaires appellent dans leur jargon les restes d’explosifs de guerre qui, bien après leur utilisation, constituent un danger latent pour les populations civiles comme c’est le cas dans des pays comme l’Angola, l’Irak ou encore l’Afghanistan, dont le sol est souillé par ces armes sales qui par leur seule présence rendent des régions entières inexploitables.

Ces nouvelles pertes interviennent alors que la force commune au G5 Sahel, après le galop d’essai de « Hawbi », « vache noire », suivi en janvier 2018 de l’opération « Pagnali », « tonnerre », peine encore à trouver sa vitesse de croisière faute, pour l’essentiel, de moyens. C’est dire donc si tous les regards sont désormais tournés vers Bruxelles, où s’ouvre demain vendredi la table ronde des bailleurs de fonds. On croise les doigts pour que le budget de 450 millions d’euros indispensable à l’opérationnalisation de cette force, censée à terme remplacer Barkhane, soit enfin bouclé pour faire renaître l’espoir dans les zones où sévit la pieuvre terroriste.

 

 

H. Marie Ouédraogo

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Dialogue intertogolais : Après les préliminaires, place aux choses sérieuses

Ils devraient donc, à partir d’aujourd’hui, entrer dans le vif du sujet. Depuis le jeudi 15 février 2018, le pouvoir et l’opposition, avec la facilitation du Ghana et de la Guinée, sont en effet autour d’une même table pour trouver une issue pacifique à la crise qui secoue leur pays depuis maintenant six mois jour pour jour.

C’est en effet le 19 août 2017 que tout a commencé par la manifestation monstre de l’opposition (un million de personnes selon les organisateurs) qui réclamait dans les rues de Lomé, entre autres, le retour à la Constitution de 1992 et l’effectivité du vote de la diaspora.

Six mois se sont écoulés depuis sans que les différents protagonistes soient parvenus à discuter, si ce n’est par manifestations interposées.

C’est donc déjà quelque chose pour les représentants de chaque chapelle que de s’asseoir face à face pour se dire les « gwê », comme on le dirait à Abidjan.

Jeudi et vendredi, il ne s’agissait en réalité que de préliminaires pour discuter des conditions préalables posées par les adversaires du régime avant le débat de fond.

Le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, et ses troupes revendiquaient en effet l’élargissement des personnes détenues dans le cadre des manifestations qui ont affecté le Togo depuis août dernier ainsi que de celles embastillées suite aux incendies des marchés de Lomé et de Kara. Une condition sine qua non que le pouvoir a bien été obligé de remplir en libérant  des dizaines de manifestants parmi lesquels les imams de Bafilo et de Sokodé. Ce gage de bonne volonté, le pouvoir pourrait le brandir comme un argument de négociation le moment venu.

On se demande néanmoins s’il s’agira vraiment d’un dialogue ou si on assistera à un monologue dans la mesure où chacune des parties campe sur ses positions : pour l’opposition, le retour à la loi fondamentale de 1992, qui plafonne à deux le nombre de mandats présidentiels, a pour corollaire l’incapacité pour Faure Gnassingbé de se présenter en 2020. Le chef de l’Etat et ses partisans sont déterminés, quant à eux, à organiser un référendum qu’ils savent peut-être gagné d’avance sur ce fameux plombage des mandats présidentiels et sur le mode de scrutin, qui passera d’un coup K.-O. à deux tours.

En réalité, il ne devrait pas y avoir de bagarre puisqu’en fait, le pouvoir a accédé aux revendications matricielles de l’opposition, sauf qu’il y a des non-dits. Ses contempteurs soupçonnent celui qui a hérité du trône de papa en 2005 de vouloir profiter de ce réaménagement constitutionnel pour mettre son compteur à zéro, lui qui a déjà fait deux mandats. Là gît le problème.

On est donc bien curieux de savoir comment les facilitateurs ghanéens et guinéens pourraient rapprocher des points de vue, proches en apparence, mais que tout oppose en réalité.

Trouver un consensus sur un tel problème relève pratiquement de la quadrature du cercle.

Dans son bras de fer avec le régime, l’opposition peut compter sur la bénédiction de l’Eglise catholique. L’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, a lui aussi appelé, au cours d’une sortie très remarquée le 14 février dernier, au retour à la Constitution originelle de 1992 et au départ de Faure en 2020. Un sermon qui, on l’espère, sera entendu par l’intéressé, qui veut pousser des racines sur le fauteuil présidentiel.

 

Hugues Richard Sama

 

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Cyril Ramaphosa, nouveau président sud-africain : Pas de chèque en blanc pour l’homme d’affaires

 

Exit Jacob Zuma, bienvenue à Cyril Ramaphosa. L’homme fort de l’Afrique du Sud ces 09 dernières années n’a pas voulu affronter la neuvième motion de défiance au Parlement pour mauvaise gouvernance. Il a rendu les armes, mercredi dans la nuit, sous les coups de boutoir de son parti qui s’apprêtait à faire voter sa destitution par l’Assemblée nationale.

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