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Interdiction de la mendicité au Sénégal : Et si on en faisait autant au Burkina?

Dans un pays où la mendicité est érigée en métier, on ne peut s’empêcher de commenter cette décision courageusement prise par le gouvernement sénégalais de l’interdire sur son territoire. En effet, au Sénégal, c’est un collectif dénommé «Stop à la mendicité des enfants-doyna (ça suffit en langue wolof), animé par des acteurs de la société civile, qui a préconisé l’interdiction totale du phénomène avec l’application de la législation élaborée dans ce sens. Une loi de 2005 dit que « Quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer profit, embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la livrer à la mendicité ou exerce sur elle une pression pour qu’elle mendie ou continue à le faire est punie d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500 000 à 2 000 000 de francs CFA.

 

Il n’y aura pas de sursis à l’exécution de la peine si le délit est commis à l’égard d’un mineur, d’une personne particulièrement vulnérable en raison de son âge ou de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique, de plusieurs personnes, de recours ou d’emploi de la contrainte, de violence ou manœuvres dolosives sur la personne se livrant à la mendicité». Il y a six ans de cela, le Premier ministre de l’époque avait catégoriquement interdit la mendicité dans la ville de Dakar qui était le fait des talibés et de certains adultes. Récemment c’est le gouvernement qui est monté au créneau contre le fléau.

Inutile de dire que cette décision gouvernementale est source de controverse au sein de différentes couches de la société sénégalaise. Chacun y va de ses arguments. Les imams regroupés en association ont par exemple invité les pouvoirs publics à ne pas reculer face à la pression, soutenant que la mendicité des enfants n’est pas recommandée par l’islam.

Quoi que l’on puisse dire, il faut reconnaître que la mendicité des enfants et même des grandes personnes, au Sénégal comme au Burkina, est un mal qu’il importe de travailler à bannir. Elle demeure un problème de société qui sape les efforts de développement du continent et alimente les réseaux de délinquance. Il est difficile de comprendre et d’accepter que des mères bien constituées et vigoureuses, prétextant une certaine indigence, exposent leur progéniture, généralement des jumeaux, en les livrant à la mendicité dans les rues avec ce que cela comporte comme conséquences. Un tour le long de la voie qui passe devant la cité An III à Ouagadougou, entre autres axes, suscite révolte et indignation.

Au Pays des hommes intègres, beaucoup qui s’adonnent à cette pratique ont perdu leur intégrité, et il est grand temps que le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille donne de la voix et agisse énergiquement contre ce phénomène. La pauvreté n’est pas une fatalité, et chacun a intérêt à travailler à en sortir plutôt que de faire allègrement la manche, une solution de facilité qui n’honore pas l’être humain. N’est-ce pas que le travail est l’ami des vivants ? Comme du temps de la révolution, le département que dirige Laure Zongo/Hien gagnerait à développer des initiatives pour éliminer ou à défaut réduire la mendicité dans nos grandes villes. Les fameuses «cours de solidarité» d’alors pourraient être ressuscitées pour accueillir et réhabiliter les personnes indigentes ou supposées telles, qui pourraient y faire quelque chose avec leurs dix doigts en attendant la générosité des bonnes volontés qui leur sera d’un grand apport. La réflexion mérite d’être menée afin d’éviter de toujours contribuer à marginaliser une partie de la population. Le ministère concerné trouverait pleinement sa raison d’être.

 

Vu !!!

Sensibilisation au respect des feux tricolores

Le Mouvement aube nouvelle fait œuvre utile

 

Le constat est là. Avec la police au niveau des intersections des rues à Ouagadougou pour réprimer les «grilleurs de feux tricolores», l’incivisme progressivement recule. En appui à cette bonne action de la force publique, vient s’ajouter une belle initiative d’une structure répondant à l’appellation «Mouvement Aube nouvelle» en collaboration avec l’Etat burkinabè. Les Ouagalais l’auront certainement remarqué, aux poteaux de certains feux tricolores de la ville sont accrochées des plaques véhiculant des messages dissuasifs invitant au civisme. Sur quelques-unes d’entre elles en effet, on peut lire : «Brûler le feu tricolore, c’est faire des orphelins et laisser d’autres orphelins», ou encore : «Brûler le feu, c’est couper court ses projets de vie ».

Le moins qu’on puisse dire est que ces télégrammes contribuent à calmer les ardeurs suicidaires de beaucoup de citoyens qui, devant la tentation de griller le feu rouge, inconsciemment ou pas, réfléchissent par deux fois avant de franchir le pas. Si cela peut aider à discipliner des récalcitrants, tant mieux. C’est en tout cas préférable à ces autres inscriptions qui vantent les vertus de produits médicamenteux douteux et que nous avons déjà dénoncées dans une de nos précédentes livraisons. Il est peut-être souhaitable que ces messages encore plus poignants se généralisent et soient portés par d’autres supports plus élaborés comme les panneaux publicitaires, les journaux, les radios, les télévisions les cars de transport…

Les associations œuvrant à la promotion de la sécurité routière comme l’ONASER pourraient se donner la main en faisant leur cette initiative novatrice du Mouvement aube nouvelle. Pour sûr, ils rendraient un grand service aux populations, qui finiront par intégrer dans leurs habitudes des comportements que normalement au quotidien elles devraient avoir. Seuls les imbéciles ne changent pas, dit-on. Entre gens civilisés condamnés à cohabiter dans une même société, on finit bien par se comprendre.

Commentaires   

0 #2 Neilson 20-07-2016 13:55
C’est désolant quand on sait que ces enfants que leurs mamans trainent à longueur de journée dans les rues, au lieu de les envoyer à l’école, vont grandir avec cette habitude de mendicité et vieillir avec cette habitude de quémander, l’Etat doit réagir fermement contre ces mères que je traite moi d’indignes, car personne ne les oblige à faire ces gosses (jumeaux), souvent deux, voir trois fois de suite. Et ce qui est plus déprimant, c’est que ce sont de très jeunes mères, entre vingt et trente ans, capables de travailler comme lavandières, pileuses de mil ou aide ménagère dans des maisons et gagneraient de ce fait dignement leur pain quotidien ; mais non, on préfère être au carrefour et tendre une main avec un regard qui «accuse toute l’humanité » aux passants, en trainant les malheureux gosses de l’autre ! Et n’oublier pas ce phénomène « d’enfants clairs » au feu tricolore du carrefour derrière le palais du Moogho Naaba, il faut traiter ce problème vite et bien avant qu’il ne prenne de l’ampleur également !
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0 #1 Sidzabda 20-07-2016 10:38
la mendicité est un phénomène qu'il faut réduire car vouloir interdire la mendicité c'est comme prédire qu'il ne va jamais pleuvoir en août. aussi, la mendicité permet une décharge morale. par exemple, tu es moralement soulagé en donnant une pièce à un mendiant. ce qu'il faut simplement demander c'est dire à la population de ne jamais faire don à un mendiant quelle que soit sa vulnérabilité. ainsi, si en une semaine, un mendiant ou une personne vulnérable ne reçoit une pièce de 5 f, il va changer d'activité. vouloir l'interdire c'est mettre en conflit certaines couches de la population qui croiraient qu'on est contre elle/
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