Cour pénale internationale : Soro sera-t-il inquiété ?
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La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé jeudi qu'elle étendrait ses investigations aux crimes de guerre commis en Côte d'Ivoire, en remontant jusqu'au 19 septembre 2002, date de la tentative de coup d'Etat des Soro contre Gbagbo et du début de la première guerre civile.

On le sait, le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara doit son pouvoir à son aîné Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). En effet, conformément à l’Alliance du Rassemblement des Houphouëtistes (RHDP), le sphinx de Daoukro a appelé à voter pour son jeune frère pour mettre fin au pouvoir des refondateurs avec à leur tête Laurent Gbagbo. Bien d’observateurs politiques avaient en son temps douté de la sincérité de l’homme et du report des voix du peuple baoulé en faveur du candidat du Rassemblement des républicains. Mais la suite des événements leur donnera tort. Bédié a tenu ses engagements au point d’accepter avec son staff de manger de la vache enragée à l’hôtel du Golf, où il est resté en compagnie de son frère jusqu’au dénouement de la crise postélectorale, qui a fait plus de 3 000 morts.
On était en droit de craindre un déferlement de violence, voire l’apocalypse, à Kinshasa hier mardi 20 décembre 2011 à l’occasion de la prestation de serment de Joseph Kabila, mais fort heureusement, le pire ne s’est pas produit.
21 décembre 2010 - 21 décembre 2011 : un an jour pour jour que le professeur Alpha Condé, grand vainqueur de ce que l’on s’accorda à qualifier de «premier scrutin libre de la Guinée», préside aux destinées de son pays, devenant ainsi le 4e président (le 5e si on inclut l’intérim de Sékouba Konaté) de ce pays qui opta pour l’indépendance déjà en 1958.
On le savait malade depuis un certain temps ; il avait même été évacué en France, en était revenu pas vraiment au mieux de sa forme et, plusieurs fois ces derniers mois, Dame Rumeur l’avait donné pour mort, mais ce furent toujours de fausses alertes.