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Nouvelle Constitution et vote des Burkinabè de l’étranger : Après l’opposition, Roch rencontre ses meilleurs « avocats »

Le vendredi 20 avril 2018 à Kosyam, après l’opposition, c’était au tour de la majorité présidentielle d’être reçue en audience par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. A l’image de la précédente rencontre, les deux points que sont la mise en place de la nouvelle Constitution et le vote des Burkinabè de l’étranger ont été au menu des échanges. Pour le porte-parole du groupe, Vincent Dabilgou du NTD, c’était l’occasion idoine pour en savoir plus sur les orientations et la vision de l’hôte des lieux relativement à ces deux sujets.

 

 

L’Association des partis de la majorité présidentielle (APMP) est un regroupement de 37 partis (voir encadré) qui soutiennent le programme du président Roch Marc Christian Kaboré. Vendredi dernier, ils étaient au grand complet au palais de Kosyam pour écouter leur mentor sur deux sujets, à savoir la mise en place de la nouvelle Constitution et le vote des Burkinabè de l’étranger. Pour le premier point, rappelons que ce projet de Constitution, après avoir été élaboré par la Commission constitutionnelle et son contenu examiné par les forces vives des 13 régions du Burkina, n’attend plus que l’onction présidentielle pour se retrouver entre les mains des députés, à l’Assemblée nationale.

La rencontre visait à recueillir les avis de l’hôte des lieux pour les amendements ultimes. « Le chef de l’Etat nous a donné sa vision et ses orientations. C’est à nous maintenant de nous concerter pour que cette vision soit approfondie. Il s’agit d’un processus transversal et nous allons vous revenir », nous a briefé, Vincent Dabilgou du parti NTD, porte-parole du groupe, à leur sortie d’audience. Venant à sa rescousse, Siméon Sawadogo du MPP, par ailleurs ministre de l’Administration territoriale, tente d’expliciter : « Il s’agit de concrétiser deux des engagements du président du Faso au cours de son mandat, qui sont l’adoption d’une nouvelle Constitution pour aboutir à la Ve République et l’opérationnalisation du vote des Burkinabè de l’étranger. Le Président a donc demandé au CFOP ainsi qu’à la majorité de faire des propositions les jours à venir. »

Comme le lecteur le remarquera, il n’y avait pas beaucoup à se mettre sous la dent, les différents propos ayant emprunté le boulevard de la généralité. Aucun de nos interlocuteurs n’a voulu entrer dans les détails de la rencontre. Du reste, c’était aussi le cas, la veille, avec l’opposition.

Issa K. Barry

Les partis membres de l’APMP

PAREN (Beré Michel) ; MPP (Compaoré Simon) ; NTD (Dabilgou Vincent) ; PDP/PS (Dentiogué Théophile) ; PPRN (Drabo Yiro) ; CORP (Kaboré Abdoul Salam) ; AFP (Kaboré Inoussa) ; PPR (Kaboré Tambi François) ; UDB/R (Kabré Z. Philippe) ; AJIR (Kanazoé Adama) ; PPP (Kondé Cyril) ; Front progressiste (Nignan Gafarou) ; RPR (Ouédraogo Ali Badra) ; MDD (Ouédraogo Arnaud) ; ADEFA (Ouédraogo Boureima) ; PDJ (Ouédraogo Halidou) ; MOPA (Ouédraogo Issouf) ; PBL (Ouédraogo Mathurin) ; RDS (Ouédraogo O. François) ; MPR/B (Ouédraogo Omar) ; PDS/Metba (Ouédraogo Philippe) ; MP/FUTUR (Ouédraogo Tom Lallé) ; MPC (Ouédraogo W. Claude) ; UNIR/PS

Mahamoudou) ; PDD (Sidibé Abdoulaye) ; PPE/CN (Sidibé Mariam) ; NID/PAP (Somda Alexis) ; RDPF (Tamboura Mamadou) ; PNDP (Tiemtoré Issa) ; Burkina Yirwa (Traoré Etienne) ; ADD (Traoré Moussa) ; MPD (Yaméogo S. Daniel) ; FFS (Zabré Nebnoma Edouard) ; UNDP (Zorom Amadou) ; ARD (Zorom Lassana).

Dernière modification lelundi, 23 avril 2018 22:43

Commentaires   

0 #1 Sacksida 23-04-2018 11:25
D’abord, comme le disait un député Burkinabé : « Le résultat du Burkina Faso qui s’affiche aujourd’hui est comparable à deux wagons. Le premier est chargé de privilégiés minoritaires nageant dans l’opulence, l’aisance matérielle et dans un lux insultant proches du conducteur. Le second wagon est chargé d’une majorité des masses déshérités appauvris, affamés et désespérés ». Donc, il ne faut pas jouer à la politique de l’autruche en fourrant sa tête dans le sable et en évitant des réalités quotidiennes des citoyens; car c’est cette même façon de faire la politique rétrograde durant 27 ans à qui creusé des inégalités criardes et débouché sur l’insurrection populaire d’octobre 2014. Quelle est la philosophie politique du régime et du gouvernement actuel ? Défendent-t-ils conséquemment et réellement les intérêts des citoyens ? Peuvent-ils et ou sont-ils capables de se remettre vraiment en cause ? Et en remettant en cause les fondements sociaux économiques injustes de la société Burkinabé mise en place par le régime déchu ? On ne peut vouloir ou prétendre développer le Burkina Faso, sans contribuer à assurer le minimum vitale des populations : se nourrir, se loger, se soigner, scolariser ses enfants et ensuite vient les autres besoins socio-économiqu e humains. Dans une situation de crises multiformes graves, sécuritaire, économique et sociale l’on peut aisément observer que nos dirigeants continuent de se comporter et d’agir comme si de rien n’était. Or, Il faudrait avec beaucoup de courage se résoudre à faire des sacrifices et pouvoir réaliser par nous même d’abord nos besoins primaires et essentiels des citoyens. Ensuite, l’apport extérieur viendrait en complément de l’effort national patriotique pour ce qui est des projets gigantesques. Sur la question des secteurs de l’agriculture et de l’élevage hautement stratégique, ils doivent mériter une attention toute particulière et combattre farouchement tous les maux sociaux économiques qui la maintiennent dans l’arriération perpétuelle. Combien de milliards de FCFA le Burkina Faso injecte-t-il chaque année pour importer des produits alimentaires comme le riz ou le lait ? Alors, qu’au Burkina Faso, il est tout à fait possible de les produire en quantité et en qualité pour les auto consommer. Ces secteurs sont désireux de transformation technique moderne et progressiste pour satisfaire les besoins légitimes des acteurs et également s’auto-suffire dans l’alimentation nationale. C’est possible, car dans ce même pays entre 1984 et 1987 on avait atteint l’autosuffisanc e alimentaire. Bref, en tout état de cause, la situation socio-économiqu e actuelle est fortement préoccupante et mérite une remise en cause forte des certitudes et des discours politique démagogique car c’est la seule façon d’assurer aux citoyens Burkinabé le bien-être et la sécurité dont ils ont absolument le droit. Courage et Salut !
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