Présidentielle Guinée-Bissau : Entre espoirs et craintes
- Publié dans EDITORIAL
- Écrit par Webmaster Obs
- Be the first to Comment
Hier dimanche 24 novembre 2019, les Bissau-Guinéens se sont rendus aux urnes dans le cadre du scrutin présidentiel.

Hier dimanche 24 novembre 2019, les Bissau-Guinéens se sont rendus aux urnes dans le cadre du scrutin présidentiel.
Sitôt rentré pour s’incliner sur la tombe de sa mère, sitôt reconduit derrière les barreaux. Lui, c’est l’ancien président de l’Assemblée nationale nigérienne Hama Amadou qui avait été condamné par contumace en mars 2017 pour son implication dans un trafic international de bébés.
Un pavé dans la mare, une porte ouverte que l’on enfonce, la vérité rougit les yeux, mais ne les crève pas. Les caractérisations ne manquent pas pour qualifier les déclarations mi-suppliques mi-accusatrices que l’artiste-chanteur Salif Keïta a postées sur les réseaux sociaux ce week-end.
L’heure est grave. L’expression, assaisonnée à toutes les sauces au gré des circonstances, est sans doute galvaudée mais rarement elle aura été aussi pertinente, tant l’interminable cauchemar dans lequel le Burkina est plongé depuis cinq interminables années n’en finit pas.
Un sommet extraordinaire de la CEDEAO se tient aujourd’hui à Niamey au Niger sur la situation politique de la Guinée-Bissau. C’est la deuxième rencontre du genre en l’espace de 6 mois sans que, pour autant, on soit sûr que l’organisation régionale puisse trouver la panacée pour sortir ce pays de l’ornière de l’instabilité dans laquelle elle se débat depuis des décennies.
Les pays membres du G5 Sahel et leurs partenaires se sont-ils enfin réveillés et décidés à prendre l’hydre terroriste par les tentacules ? C’est la question qu’on se pose à la faveur de la récente tournée sahélienne de la ministre française des Armées qui s’est successivement rendue au Tchad, au Burkina et au Mali. Coup sur coup en effet, ce sont deux opérations d’envergure qui ont été annoncées à un moment où beaucoup se demandent si le pronostic vital de cet avorton qu’est le G5 Sahel n’était pas engagé.
Florence Parly a de nouveau repris son bâton de pèlerin, du moins de général.
« La rue algérienne va-t-elle continuer de manifester jusqu’au seuil de l’isoloir le 12 décembre prochain au lieu de chercher à s’inspirer de l’exemple tunisien où, par le bulletin de vote, le peuple a exprimé son ras-le-bol d’un système politique vieillot et corrompu?»
C’est désormais par sections entières que les Forces armées maliennes sont décimées. Après les attaques de Boulkessi, le 30 septembre, et de Mondoro, le 1er octobre dans le sud du pays qui aurait fait officiellement une quarantaine de morts, c’est une position des FAMA à Indelimane, vers Ménaka au nord-ouest du pays, qui a été prise pour cible le vendredi 1er novembre dernier. L’effroyable bilan fait état d’une cinquantaine de morts.
Annoncée pour le 12 décembre prochain, l’élection présidentielle en Algérie est loin de faire l’unanimité.