Yoweri Museveni, à bientôt 32 ans de pouvoir, n’est pas près de lâcher prise. Au contraire, après avoir fait modifier la Constitution ougandaise pour sauter le verrou de la limitation d’âge des candidats à l’élection présidentielle, il serre un peu plus la vis autour de son opposition. Le casus belli : des jets de pierres contre un convoi présidentiel le 13 août dernier. Il n’en fallait pas plus pour que la haute hiérarchie des forces de défense et de sécurité du pays ordonne l’arrestation des opposants les plus en vue, y compris le truculent Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi Ssentamu. Mal lui en prit, car de Kampala à Washington en passant par Nairobi, Londres, etc., dans les milieux politiques, artistiques, des activistes des droits humains…, c’est l’indignation, la colère et les condamnations face à cette énième forfaiture du vieux despote de Kampala.