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Grille de lecture

Grille de lecture (59)

Algérie : Jeu de chaises musicales pour le système Bouteflika

 

Ce vendredi 3 avril, le mouvement de révolution pacifique algérien, l’Hirak, aurait célébré, dans un fervent enthousiasme, on s’en doute, le premier anniversaire de la chute du président Abdelaziz Bouteflika. On se souvient en effet que le 2 avril 2019, celui qui a été le locataire du palais d’El Mouradia pendant 20 ans rendait le tablier, poussé à la sortie par une rue bouillonnante qui a duré six semaines. Le non retentissant à un troisième mandat pour le grabataire Bouteflika s’était mué en un mouvement insurrectionnel contre le système en place.

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Coronavirus : QUARANTAINE

 

Une fois de plus, la décision a sans doute été difficile à prendre, mais elle a fini par tomber. Hier à l’issue de ce qu’il a appelé e-conseil des ministres, le gouvernement a en effet pris une nouvelle batterie de mesures (voir détail page 2) pour enrayer la propagation du coronavirus. Au nombre de celles-ci, l’état d’alerte sanitaire.

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Soutiens Chine contre coronavirus : Pour l’heure, on s’en tape de savoir si c’est calculé ou pas

 

Historiquement le premier foyer du coronavirus dans le monde avec son épicentre dans la province de Hubei, la Chine sort peu à peu la tête de l’eau et de l’hibernation qu’elle s’était imposé  pour casser le cycle de propagation de ce qui est aujourd’hui déclaré pandémie. Dans cette province, la vie commence à renaître.

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Dialogue avec les terroristes : «Et si raisonnablement Roch emboîtait le pas à IBK ?» (Ablassé Ouédraogo)

 

Président de «Le Faso autrement », le Dr Ablassé Ouédraogo, dans la tribune ci-dessous, envisage la sortie de la spirale dans laquelle le Burkina est pris à cause du terrorisme par la négociation avec les protagonistes. A l’exemple de la démarche entreprise par Ibrahim Boubacar Keïta au Mali, il suggère au chef de l’Etat d’opter courageusement pour cette solution, afin d’épargner au Pays des hommes intègres les conséquences fâcheuses qu’il vit depuis son accession à la magistrature suprême.

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Guinée : Vraiment Koro Alpha déraille !

 

Rien donc ne fera reculer Alpha Condé. Ni les manifestations et les imprécations du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), cornaqué par son adorable ennemi Cellou Dalein Diallo, ni les inquiétudes des Occidentaux, notamment de l’ancienne puissance coloniale, la France, qui juge la situation préoccupante, et pas davantage la sollicitude de ses homologues de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest).

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Liberté inconditionnelle pour Gbagbo et Blé Goudé : La procureure Ben Souda ne veut pas lâcher ses proies

 

Toute la Côte d’Ivoire retient son souffle depuis hier les yeux rivés sur la Cour pénale internationale (CPI). S’y joue ce que l’on pourrait appeler l’acte III du procès pour crimes contre l’humanité dont sont accusés Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé.

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La Libye vaut bien une autre conférence de Berlin

On avait connu une conférence de Berlin qui se tint du 15 novembre 1884 au 26 février 1885 sous la houlette du chancelier allemand Otto von Bismarck, au cours de laquelle les Européens actèrent le partage de l’Afrique à des fins colonialistes, un charcutage arbitraire qui eut pour conséquences de dessiner des frontières artificielles divisant des peuples qui ont toujours été unis par l’histoire, la géographie et la culture et dont nous payons à ce jour encore le prix.

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Candidature Bouteflika: Si même les fidèles soutiens le lâchent…

Il ne leur reste plus qu’à trouver, à l’image des gilets jaunes en France, une couleur de ralliement. Sera-ce le blanc ou le vert du drapeau algérien ? Hier, les manifestants étaient en tout cas de nouveau dans la rue à Alger comme dans de nombreuses autres villes de l’intérieur pour dire non au 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Si la sortie, la veille, du chef d’état-major général des Armées, le général Ahmed Sala, avait pour objet d’intimider « ceux qui veulent mettre en péril la stabilité et la sécurité du pays », c’est raté. Au contraire, la contestation se répand comme une traînée de poudre à travers le pays, chacun contribuant comme il peut à l’effort de guerre, ou, si vous préférez, de la contestation, à l’image des avocats du barreau d’Alger qui veulent défendre gratuitement tous les manifestants interpellés. A l’évidence donc, l’étau se resserre un peu plus autour du clan Boutef.

Et les contestataires ont même reçu un renfort de taille mardi dernier. En effet, l’organisation nationale des Moudjahidines algériens a indiqué que les manifestations étaient légitimes pour la simple raison que les institutions républicaines ne répondent pas aux aspirations populaires. Un lâchage en règle donc s’il en est, puisque, pas plus tard que le 12 février 2019, cette puissante organisation des anciens combattants de la guerre de libération avait juré sa fidélité au locataire du palais d’El Mouradia. La charge est, on ne peut, plus violente. Il y a, écrivent-ils en effet, « collusionentre des parties influentes au sein du pouvoir et des hommes d’affaires véreux qui ont bénéficié de manière illicite de l’argent public ».

Les idéaux de la guerre d’indépendance auraient donc été trahis par la nomenklatura, à commencer par celui qui a été engagé dès 1956 dans l’armée, à 19 ans seulement. A l’évidence donc, le front des pro-Bouteflika se lézarde. Faut-il croire pour autant  que les rats sont en train de quitter le navire qui prend l’eau de toutes parts ? Une chose est sûre : même les citadelles les plus inexpugnables peuvent se prendre de l’intérieur. Et il faut espérer que des désertions comme celles que viennent d’effectuer les anciens combattants vont se multiplier et obliger le grabataire de la Zéraldaà renoncer à ce qui pourrait être le mandat de trop.

C’est à se demander d’ailleurs si le débat qui se mène actuellement n’est pas inutile, puisque, selon certains juristes, tout candidat à la présidentielle doit déposer son dossier en personne. Or, dimanche dernier à la clôture du dépôt des candidatures, le vieil homme de 82 ans, particulièrement diminué par l’AVC dont il a été victime il y a six ans, était dans une clinique suisse, à plusieurs milliers de kilomètres d’Alger pour, dit-on, des examens médicaux périodiques. Et c’est son nouveau directeur de campagne qui s’est acquitté de la tâche par procuration. On voit donc mal le Conseil constitutionnel algérien se rendre complice d’une violation flagrante de la loi, même si dans nos démocratures on n’est jamais à un déni de droit près.

 

Issa K. Barry

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