Grâce royale pour Hajar Raissouni : Quand M6 absout la « pécheresse du Royaume »
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Allah soit loué ! Le roi Mohamed VI a gracié Hajar Raissouni.

Allah soit loué ! Le roi Mohamed VI a gracié Hajar Raissouni.
C’est une attaque qui tombe vraiment mal. Si tant est qu’il y ait un bon moment pour pareils événements sanglants. Le lundi 1er juillet dernier, le camp militaire d’Inates dans l’ouest nigérien, aux confins de la frontière avec le Mali, a été pris pour cible par des assaillants.
Une question à un dinar à Ahmed Gaïd Salah, le généralissime chef d’état-major des armées algériennes.
Un mois après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, la rue algérienne gronde toujours. Les vendredis se suivent et se ressemblent avec leurs cortèges de croquants dans les artères des principales villes du pays, ce slogan à la bouche : « système, dégage. »
Ce 6 avril 1994 de sinistre mémoire, qui a tiré deux missiles sur l’avion du président Juvénal Habyarimana qui transportait également son homologue burundais Cyprien Ntaryamira ? Les extrémistes hutus qui ne voulaient pas entendre parler du plan de partage du pouvoir avec la minorité tutsie qui avait été conclu à Arusha en Tanzanie et que le président ramenait de Dar-es-Salam dans ses bagages ? Les éléments du Front patriotique rwandais de Paul Kagame sur qui ont toujours pesé de lourds soupçons ?
Des jeunes, des vieillards, des femmes, des enfants atrocement massacrés ; des animaux éventrés, des cases calcinées, des greniers réduits en cendres :
Hier, c’était au tour des étudiants.
Après les avocats qui ont marché lundi et, bien avant eux, des centaines de milliers d’Algériens vendredi dernier, ce sont en effet les campus universitaires qui ont pris le relais hier mardi 26 février 2019.
A Alger, Oran, en Kabylie et dans de nombreuses autres localités, ces jeunes, dont la plupart n’ont connu de président que Bouteflika, sont sortis par milliers pour dire non au cinquième mandat du locataire d’El Mouradia.
Ça aurait été dans certains pays qu’on ne s’en serait pas étonné outre mesure. Mais pas au Sénégal.
Le pays de la « Teranga » ne nous avait en effet pas habitués à ça.
Le lundi 11 février 2019, une semaine après l’ouverture de la campagne pour l’élection présidentielle du 24 février prochain, des affrontements ont éclaté entre partisans de la coalition Benno Bokk Yaakaar, du président sortant, Macky Sall, et ceux du Parti de l’unité et de la réforme (PUR) d’Issa Sall.