
Le VAO (Village artisanal de Ouagadougou) a ouvert ses portes en 2000. Il est le fruit de la coopération entre le Grand Duché de Luxembourg et l’Etat burkinabè. Conçu comme un centre d’excellence, une pépinière d’entreprise, il a pour objectif d’accueillir des artisans et d'accompagner ceux-ci pendant leur séjour au VAO. Cette structure permet de renforcer leurs capacités techniques et commerciales afin qu’ils puissent accéder à différents marchés, notamment internationaux. Le VAO regroupe environ 300 artisans, dont 73 chefs d’atelier issus des différentes corporations. Le responsable du VAO joue le rôle de gestionnaire et est recruté par la Chambre de Commerce. Le 10 juin 2011, le Village artisanal de Ouagadougou a été le théâtre d’affrontements entre la police nationale et les artisans. Ces derniers protestaient contre la nomination de Maurice Sama, le nouveau gestionnaire. La passation de service s’est déroulée ce jour-là sous haute tension. Afin d’avoir la version des premiers responsables de ladite structure et les conditions de son fonctionnement, le 15 juin 2011, nous sommes allé à la rencontre du Directeur général de la Chambre de Commerce, également gestionnaire général du VAO. Il revient sur le système de rotation qui irrite les artisans. Maurice Sama était également présent lors de l’entretien.