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Session spéciale du CEP 2018 au Soum: C’est parti pour trois jours de composition

C’est la salle n°1 du centre E de l’école A située au secteur 2 de Djibo qui a servi de cadre au lancement du Certificat d’études primaires (CEP) ce mercredi 29 août 2018  pour les candidats du Soum qui étaient en  regroupement  deux mois durant pour des cours de rattrapage suite aux perturbations de l’année scolaire du fait de l’insécurité dans la région. Il a été présidé par le Pr Kalifa Traoré, secrétaire général du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation qui avait à ses côtés Angeline Nèya/Dombwa, la directrice régionale de l’Education préscolaire, primaire et non formelle du Sahel, Dramane Dermé, le directeur régional de l’Enseignement post-primaire et secondaire, et Siaka Barro, le haut-commissaire du Soum. On y notait également la présence des partenaires techniques et financiers, des acteurs de l’éducation avec une forte mobilisation des agents de sécurité.

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Difficultés d’apprentissage chez l’enfant : La contribution de Laboratoire Education

 

«Les difficultés et les troubles spécifiques d’apprentissage à l’école», c’était le thème d’une formation dispensée à une vingtaine d’éducateurs du 23 au 25 août 2018 au siège du bureau d’études AFRIDEX, au quartier Zone 1, par le Laboratoire Education (LABORED).

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1re au Bac 2018 : Elija prophète en son pays

Après Ilham Hildaa Nado Paré en 2016,  c’est une autre jeune fille qui s’est hissée sur la plus haute marche du podium de l’examen du baccalauréat, session 2018. Christvi Elija Sawadogo, à tout juste 18 ans, élève au groupe scolaire Saint-Viateur, a en effet décroché le premier parchemin universitaire, série D, avec une moyenne hallucinante de 18,13/20. Nous avons rencontré « l’extraterrestre » le 20 août dernier au domicile familial à la Zone I.

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Baccalauréat 2018 : Les candidats rappent avec Smarty

Bac 2018

Les candidats rappent avec Smarty

 

Depuis hier matin, les candidats de la session 2018 sont à la conquête du premier diplôme universitaire. Sur le plan national, ils sont 96 772. Les séries C et D composent en français sur un texte tiré d’une des chansons du rappeur burkinabè Smarty. Une équipe gouvernementale conduite par le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, a donné le top départ des compositions à Ouagadougou au Complexe scolaire Bangré Yiguia.

 

Après 9 mois de cours, l’heure est venue pour plus de 96 772 candidats, sur le plan national, de se faire évaluer en subissant les épreuves du baccalauréat, premier diplôme universitaire. C’est entre peur et sérénité que nous avons trouvé dès 6 h du matin les candidats, prêts à affronter les épreuves de la matinée au lycée Yiguia. Pour avoir accès aux différentes salles, il faut se soumettre à un contrôle d’identité. C’est à 6h30 mn que commence l’appel, en attendant 7h30, l’heure de vérité.  La région du Centre compte 33 567 candidats, soit 15 796 filles et 17 771 garçons, tous répartis entre 121 jurys et 22 séries.

Dans chaque région, les autorités administratives se sont chargées du lancement afin d’encourager les candidats. Tôt le matin, tout était mis en place pour commencer au lycée Yiguia avec le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro. Après avoir fait le tour de trois classes pour encourager les candidats, c’est à 7h 15 mn pratiquement qu’il va s’arrêter dans l’une des classes. Là, le ministre a invité l’une des candidates à confirmer que les enveloppes qui contenaient la première épreuve étaient bien scellées. Ce dernier, avant de quitter la salle, a insisté sur le fait qu’aucune concession ne serait faite aux fraudeurs.

Le directeur des Etudes du lycée Yiguia, Emmanuel Sawadogo, a expliqué que son centre abrite 3 jurys (150, 69 et 52) avec trois séries, à savoir la D, la G2 et la Maintenance automobile (MBA) et un total de 700 candidats. «Tout commence bien et les consignes ont été données aux surveillants pour le bon déroulement des épreuves. La présente session connaît une nette augmentation des candidats par rapport à celle de l’année dernière. Le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, est venu encourager les candidats à réussir par le travail, à se départir des tentatives de fraude.  Le découpage national indique qu’il existe 365 jurys administrés par 330 présidents». Il a ajouté que cette année, un effort a été fait, car il y a 32 présidents de jury qui s’occuperont chacun de 2 jurys et le reste, d’un par personne.

S’agissant du cas des localités où règne le terrorisme, sans langue de bois, le ministre Ouaro a assuré aux candidats des zones concernées qu’il est prévu une session spéciale de rattrapage en septembre pour les examens du Bac, du BEPC et du CEP. «Ces derniers vont suivre des cours supplémentaires afin de mieux se préparer et c’est la même situation dans le Sahel. Notre premier souhait est qu’il y ait un très bon taux de succès comparativement à l’année dernière. Je remercie tous les acteurs du système éducatif. »

Il faut noter que le lancement officiel a été fait à Ouahigouya, dans la région du Nord, par le ministre de tutelle Alkassoum Maïga. Pour les résultats, il faudra attendre le 20 juillet prochain.

 

 

Impression de candidats

 

Un tour au lycée Bambata, à la mi-journée du premier jour des compositions, nous a permis de nous entretenir avec les candidats des séries A et D. Assis sous les arbres où devant leurs salles de composition, les élèves les plus studieux n’ont pas de répit, il faut profiter de la pause pour faire les petits réglages avant les épreuves de l’après-midi. C’est en pleine révision que nous arrivons à arracher quelques mots à Habibata Soulama qui est à la conquête du Bac série A4. «On a fait de notre mieux et on est confiant pour la suite.  J’ai trouvé abordables les différents sujets de français. Les surveillants sont accueillants et tout marche bien. Le soir, on composera l’épreuve d’anglais», a-t-elle précisé dans l’empressement.

Pour bon nombre de candidats des séries D et C, il est encore trop tôt pour se prononcer sur les sujets. Ils disent qu’ils le feront après les matières de base comme les mathématiques et les sciences physiques.

A en croire l’élève de Terminale D Hyacinthe Zongo, ils ont composé dans la sérénité les sujets de français. « On se prépare pour les sciences physiques le soir. On n’est pas inquiet puisqu’on a été soumis à de durs exercices tout le long de l’année scolaire », a-t-il assuré.

Une élève du lycée Nelson Mandela, série A4, qui a requis l’anonymat, s’attendait à plus facile. « On a véritablement été surpris. Pour le reste des sujets, on espère faire mieux. »

Du côté de l’organisation, le Professeur Idrissa Kaboré de l’université Nazi Boni, à Bobo, a assuré que globalement tout s’est bien déroulé. « Les enveloppes contenant l’épreuve de français ont été déballées dès 7 h 30. Tout se passe bien et nous avons eu la chance de recevoir les autorités communales, notamment le maire de la commune de Ouagadougou, pour le lancement. Le matériel destiné au fonctionnement du jury était disponible à l’heure indiquée. Le chef de centre nous a également mis dans les conditions. On enregistre quelques absents en plus de certains candidats qui ont oublié leur document d’identification, c'est-à-dire  la pièce d’identité ou la fiche de table. Pas de difficultés majeures à signaler pour la présente session», a indiqué le président du jury 73 (séries C et D).

 

Félicité Zongo

 

W. Harold Alex Kaboré

 

Légendes Ph :  W.H.A.K.

 

Ph1. L’ouverture officielle de l’enveloppe par le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, avec à ses côtés certains membres du gouvernement

Ph2. Selon le chef du centre du lycée Yiguia, Emmanuel Sawadogo, tout est mis en œuvre pour que tout se passe bien

Ph3. Les candidats en pleine composition

Ph4. Hyacinthe Zongo, après la première épreuve, met le temps de repos à profit pour faire des révisions de la matière qui suivra

Ph.5 «Il n’y avait pas d’incident jusqu’à la fin de la matinée» (Pr Idrissa Kaboré, président du jury 73, séries C et D

 

Encadré

Epreuve de philosophie séries A4-A5 en plus du commentaire de texte

 

Sujet 1 : L’homme peut-il se passer de transformer la nature ?

 

Sujet 2 : Peut-on donner un sens à tout ?

 

 

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BEPC 2018 : Les élèves de Djibo dénoncent une prise en otage de l’examen

Les examens scolaires ont débuté ce lundi 18 juin 2018 sur toute l’étendue du territoire national, à l’exception de la province du Soum dans le Sahel et de quelques écoles de la région du Nord qui attendront encore deux mois du fait de l’insécurité. Sous l’égide de l’Association des élèves et étudiants du Soum (AEES), les élèves des établissements du secondaire et du primaire ont parcouru les artères de la ville de Djibo pour  exiger le sérieux, la rigueur dans la gestion de la crise de l’éducation, une solution immédiate pour sauver les classes d’examen diligemment et enfin l’implication des responsables d’élèves dans le processus de résolution de cette crise. Ils dénoncent aussi le non-respect de la date du regroupement qui devait commencer le 28 mai passé.

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Prix des enfants du monde : Des élèves burkinabè en ordre pour désigner leur héros

 

Des élèves de l’école primaire La Renaissance, tout comme ceux de  30 autres écoles dont 1 lycée et 1 collège, âgés de 10 à 18 ans, ont voté à la faveur de la Journée mondiale du prix des enfants du monde. Qui donc du Roumain Valeriu Nicolae, du Colombien Gabriel Antonio Mejia Montoya ou de l’Américaine Rachel Lloyd charmera les cœurs des tout-petits par son combat ? Rendez-vous le 19 avril 2018 à la conférence de presse des enfants où le résultat final sera donné.

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Excellence en milieu scolaire : Le MENA réinscrit les bourses dans son programme

 Après 20 ans de suspension, les allocations d’études sont de nouveau disponibles pour les meilleurs élèves. Et la date qui sera inscrite en lettres d’or dans l’agenda du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation est le 20 mars 2018, qui correspond à la cérémonie officielle de leur lancement. Pour l’année scolaire en cours, ce sont au total 8 272 élèves du postprimaire et du secondaire qui en sont bénéficiaires.

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40 ans UFR / SEG : Kaba sèche le cours à la dernière minute

 

L’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de Gestion (UFR/SEG) célèbre ses 40 ans d’existence. La cérémonie marquant le début des activités, de 72 heures, a eu lieu le 15 mars 2018.  Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, sous l’égide de qui devait avoir lieu l’événement, s’est désisté. La raison : les manifestations des étudiants qui réclament le master pour tous.

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