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Politique (422)

Suspension de la grève des financiers : « C’est pour répondre à l’appel du Président du Faso » (Mathias Kadiogo, Président CS-MEF)

« Levez votre mot d’ordre et venez on va discuter », c’est en ces mots que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a invité la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF) au dialogue, lors de son interview du 24 juin 2018. Jusqu’à hier dans la matinée, on se demandait si cet appel était tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque la grève avait repris et battait toujours son plein à la Bourse du travail. Ce n’est que dans l’après-midi du 25 juin que la CS-MEF s’est réunie en Assemblée générale pour décider de la conduite à tenir. Au sortir de cette rencontre extraordinaire, le président de ladite coordination, Mathias Kadiogo, a annoncé qu’il a été décidé de saisir la main tendue du Président et que le travail reprenait pour eux aujourd’hui.

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Grève syndicats des Finances : Et maintenant autour de la table de négociations !

C’est à peine si dans l’entretien télévisé qu’il a accordé à trois chaînes dimanche dans la soirée à mi-mandat  de son septennat, le président Roch Marc Christian Kaboré  n’a pas supplié la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF)  de lever son mot d’ordre de grève pour venir à la table des négociations après de longues semaines au cours desquelles elle a alterné sit-in et grèves.

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Etudiants burkinabè à Taïwan : «Toutes les situations sont gérées et ils seront transférés sans problème » (Seydou Sinka, SG ministère des Affaires étrangères)

Initialement prévue pour le 22 juin 2018, c’est finalement le lendemain qu’a eu lieu la conférence de presse voulue par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry. Un face-à-face avec les journalistes qu’il ne livrera pas, car empêché à la dernière minute, lui qui était aux côtés du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, dans les locaux d’une radio de la place. C’était donc au secrétaire général du ministère, Seydou Sinka, d’entretenir les hommes et les femmes de médias de la gestion des étudiants en République de Chine Taïwan, après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Selon ses propos, toutes les situations sont gérées, et les étudiants seront transférés sans problème.

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Représentation République tchèque au Burkina: Romaric Sondo, le premier consul honoraire

La République tchèque a désormais un consulat au Burkina Faso. L’ouverture de l’enclave diplomatique et la remise des attributs de consul à Romaric Sondo a eu lieu le mardi 19 juin 2018 à Ouaga 2000 sur l’avenue Sembène-Ousmane, à 100 mètres de la station Total route de Pô,pour ne pas la citer.

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Conférence sur la rémunération : Hausse salariale prévue pour 80% des fonctionnaires

La conférence sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat a connu son épilogue le jeudi 14 juin 2018 à Ouagadougou. Plusieurs recommandations ont germé au cours de cette concertation de 72h. Il en ressort qu’il faut réduire la durée du maintien de la rémunération des ministres et députés après leur fonction. La suppression du CES, du Médiateur du Faso, du HCRUN, du Haut représentant du Président du Faso et la hausse des salaires de 80% de fonctionnaires ont été préconisées. La question des fonds communs a aussi fait partie des débats, la conférence a proposé qu’ils soient encadrés à partir du 1er janvier 2019.

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Gouvernance Roch : « Aujourd’hui, ils font pire qu’avant » (Etienne Traoré)

Professeur de philosophie morale et politique, syndicaliste dans une autre vie et ancien député sous la bannière du PDP/PS, le parti fondé par le Pr Joseph Ki-Zerbo, décédé en  décembre 2006, Etienne Traoré est aujourd’hui de la majorité présidentielle, par le truchement de son parti Burkina Yirwa, suite à sa mémorable bagarre de leadership avec Philippe Ouédraogo autour du PDS-Metba, qui s’est terminée devant les tribunaux en faveur du second. Un autre pan important de son parcours est qu’il a été proche de Blaise Compaoré, même si cette complicité a fait long feu. Aujourd’hui, c’est un homme visiblement désabusé par la situation politique nationale, mais qui n’a pas perdu sa verve, qui nous a reçus à son domicile sis derrière le Bumigeb, à quelques encablures de l’échangeur de l’Est.

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Demande d’extradition de François Compaoré: 4 mois pour convaincre

 

Encore un nouveau report, et cette fois, il va falloir attendre 4 bons mois.

La Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, qui devait  rendre hier son délibéré sur la demande d’extradition de François Compaoré, formulée par le Burkina, a en effet décidé de renvoyer sa décision au 3 octobre 2018.

Alors que tout le monde était accroché à son verdict, elle aura donc finalement décidé  de ne pas décider en optant pour la 3e des possibilités qui s’offrait à elle,  puisqu’elle avait le choix entre donner une suite favorable à la requête burkinabè, la rejeter ou alors demander des informations complémentaires.

Les juges français ont de ce fait  requis que  la justice burkinabè  leur fournisse  des « éléments matériels et précis » susceptibles de prouver l’implication  de François Compaoré dans l’assassinat de Norbert Zongo et ses 3 compagnons d’infortune le 13 décembre 1998 en rade de Sapouy.

Comme on le sait, celui qu’on affuble du surnom de « Petit président » avait été interpellé à l’aéroport  Roissy-Charles-de-Gaulle le 29 octobre 2017 en vertu d’un mandat d’arrêt international émis contre lui par les autorités de son pays pour « incitations à assassinats ». Il avait ensuite été brièvement gardé à vue sur la plateforme aéroportuaire parisienne puis placé sous contrôle judiciaire avant d’être entendu pour la première fois le 13 décembre 2017, jour anniversaire du drame de Sapouy, comme si le calendrier judiciaire se plaisait à lui faire un clin d’œil malicieux. Sa deuxième comparution, initialement prévue le 7 mars 2018, a finalement lieu le 28 mars 2018.  Audience au cours de laquelle les juges avaient déjà demandé au Burkina un complément de pièces et ont  renvoyé le délibéré à ce 13 juin. Rendez-vous manqué donc. Et l’attente devient longue, de quoi mettre les nerfs à rude épreuve d’un côté comme de l’autre.

Dans ce dossier où chaque partie voit midi à sa porte, pour le frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré et ses conseils, le fait que les juges aient demandé de fournir des éléments complémentaires prouve ce qu’ils ont toujours claironné : le dossier est vide.

Voici d’ailleurs à ce propos ce qu’ils ont écrit dans un communiqué publié tout de suite au sortir de l’audience : « Il est pour le moins surprenant qu’après un an de procédure, et deux renvois, l’Etat burkinabè n’ait pas été en mesure de produire le moindre élément matériel précis. Dès lors, on voit mal comment ce qui a été impossible hier pourrait l’être demain… »

Pour l’avocat des requérants, Me Anta Guissé, la Chambre de contrôle de l’instruction aurait tout simplement rejeté la demande burkinabè s’il n’y avait vraiment rien.

Une chose est sûre, ce nouveau renvoi montre à tout le moins que quand bien même il y aurait quelque chose dans ce dossier, les magistrats français ne sont pas convaincus de leurs pertinences juridiques et donc que ce qu’ils ont pour le moment entre les mains n’est pas suffisant pour expédier le précieux colis vers Ouagadougou. Il faut donc espérer que la justice burkinabè saura saisir cette seconde chance que lui offre sa collègue hexagonale en mettant à profit les 4 prochains mois pour convaincre en apportant enfin des « éléments matériels précis » qui feront basculer la balance judiciaire du côté du peuple insurgé.

4 mois, ça ne paraît pas une éternité mais on imagine combien pour les ayants droit de Norbert Zongo et des 3 autres suppliciés de Sapouy la déception doit être grande dans la mesure où le bûcher   avait été déjà dressé pour recevoir celui qui dès les premiers instants a toujours été considéré comme le commanditaire de ce crime innommable.

 Espérons enfin pour eux et pour toutes les parties que la date du 3 octobre sera enfin la bonne pour  voir ce dossier vidé et libérer ainsi quelque part tout le monde qui s’y est accroché tel à un feuilleton.

 

Hugues Richard Sama

 

 

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Conférence sur la rémunération des agents publics : Le PM droit dans ses bottes

En dépit du boycott de certaines structures syndicales dont la CGTB, la conférence des forces vives de la Nation sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l'Etat aura lieu du 12 au 14 juin 2018 dans la salle de conférences de Ouaga 2000. Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a confirmé la tenue de cet évènement au cours d'un point de presse hier à la primature.

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Conférence nationale sur la rémunération des agents de l’Etat : Pourquoi les syndicats ne seront pas là

A quelques jours de l’ouverture de la conférence nationale sur le système de rémunération des agents publics de l’Etat, prévue du 12 au 14, la Coordination des syndicats de la Fonction publique (CSFP) a fait savoir qu’elle n’y participerait pas. Le motif est que la présence des forces vives de la nation gêne la CSFP. Pour elle, ce débat devrait se limiter à l’employé et à son employeur. Pas une autre partie de plus. Par la même occasion, elle a annoncé la tenue d’un sit-in d’avertissement le mardi 12 juin sur toute l’étendue du territoire.

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Accusations du groupe CDP : La majorité rend coup pour coup

 

La clôture de la première session ordinaire de l’année 2018 le 4 juin a ouvert le bal des conférences de presse bilan organisées par les différents groupes parlementaires. Après la sortie des députés de l’ex-parti au pouvoir, le CDP, qui n’ont pas été avares en critiques sur le fonctionnement de l’hémicycle, les groupes de la majorité, MPP et Burkindlim, ont fait valoir leur droit de réponse le 8 juin 2018 dans la salle de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale.

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