Discours sur la situation nationale : «Le Burkina nouveau est en marche, n’en déplaise aux charlatans» (Paul Kaba Thiéba)
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Le maire de la commune de Koutougou, située à 130 km au nord-est de Djibo, a été abattu dans la nuit du dimanche 8 avril 2018 par des hommes armés non identifiés à quelques mètres de son domicile alors qu’il venait de quitter la mosquée.
Maître Olivier Yelkouny, avocat au procès-putsch l’a échappé belle. Dans un entretien accordé à la presse, pour un peu il aurait dit : « Entendre le Moro comme témoin n’est pas un crime de lèse-majesté contrairement à ce qu’a dit Toégui l’élucubreur ».
Le 7 avril 2018 à Ouagadougou, le « Parti écologiste pour le développement nouveau (PEDN) » a fait sa rentrée politique. Face aux hommes des médias, il a été question de la situation sociopolitique, de justice, de sécurité et du financement des partis hors campagne électorale. L’Option a été faite par les conférenciers de consacrer la rentrée politique aux dossiers brûlants et au social.
Comme on le devinait, le procès du putsch manqué a encore connu un coup d'arrêt le 6 avril 2018. Sitôt ouverte, l’audience a été suspendue et renvoyée au 9 mai prochain. Il ne pouvait pas en être autrement puisque 14 avocats de la défense ont transmis à la Cour leur lettre de déport pour des motifs divers : refus du tribunal d'accorder un délai pour citer les témoins des accusés, refus de la Cour de cassation de statuer sur la demande de récusation du président du tribunal... Tout cela a fait dire à la défense que le minimum de conditions d’un procès équitable n’est pas réuni.
Cette fois, la machine est vraiment bloquée. Pas définitivement, certes, mais pour un bon bout de temps.
Trois ans après son adoption, la loi sur les pupilles de la nation reste une coquille vide, le décret d’application n’ayant pas encore été pris. Une léthargie qui fait réagir le juriste Wilfried Zoundi, qui lance dans les lignes ci-dessous un SOS pour que soient sauvés les héritiers de ceux qui sont tombés pour la patrie.
Le temps de la justice est celui d’angoisse. Le procès du putsch manqué de septembre 2015, avec les différentes péripéties qu’il connaît, n’échappe pas à cette règle. C’est l’avis de Me Arnaud Ouédraogo qui décortique dans les lignes suivantes les enjeux de ce rendez-vous judiciaire dont le dénouement est très attendu.
Le procès du putsch manqué de septembre 2015 a suivi son cours normal dans la salle des Banquets de Ouaga 2000 malgré les multiples exceptions soulevées par des avocats de la défense. Le 28 mars dernier, la Cour de cassation de Ouagadougou, auprès de qui une demande de récusation du président du tribunal, Seydou Ouédraogo, avait été introduite, s’est déclarée incompétente pour se prononcer sur la question. Qui donc pour statuer sur l’éviction du magistrat qui, selon les conseils des accusés, a déjà connu du dossier et est donc hors-jeu ? A l’état actuel, il existe un vide juridique dans la procédure de récusation qu’il faut vite combler selon le juriste Amadou Traoré. Il s’en explique dans les lignes ci-dessous.
Il appartient à la défense de prendre les dispositions pour faire comparaître ses témoins ; c’est ce qu’a décidé le tribunal militaire de Ouagadougou. Et dans la poursuite de l’audience, la lecture de l’arrêt de renvoi a été ordonnée. Cette lecture s’est étalée sur deux jours, du vendredi 30 et au samedi 31 mars 2018. On a noté le déport de deux avocats, Mes Halidou Ouédraogo et Issaka Zampaligré, constitués auprès de l’ancien Bâtonnier Mamadou Traoré. Dans la foulée, l’audience a été suspendue et elle reprendra le vendredi 6 avril prochain avec le début de l’interrogatoire des accusés.