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Un Archange pour sauver la Centrafrique

Faustin-Archange Touadéra a remporté le second tour de l'élection présidentielle avec 62,71% des suffrages Faustin-Archange Touadéra a remporté le second tour de l'élection présidentielle avec 62,71% des suffrages

C’est vraiment à croire que les noms des êtres et des choses sont prémonitoires comme disent les anciens ; en le prénommant également Archange, les parents de Touadéra se doutaient-ils, il y a 58 ans, qu’il serait un jour président de la République ?

 

En tout cas il apparaît aujourd’hui pratiquement comme un envoyé céleste, au regard des brûlures de l’histoire centrafricaine, pour panser les plaies d’un peuple meurtri : à l’issue du 2e tour de la présidentielle, le candidat de l’Union pour le renouveau centrafricain (URC) a en effet été déclaré vainqueur par l’Agence nationale des élections (ANE) par 62,71% des suffrages contre 37,29% à Anicet Georges Dologuélé sous réserve toutefois de l’onction de la Cour constitutionnelle de transition ; laquelle devrait, à l’évidence, confirmer ces résultats pour deux raisons principales :

primo, tous les observateurs ont été unanimes pour reconnaître que, comparé au capharnaüm électoral du 1er tour, le 2e a été mieux organisé ;

ensuite, « pour (qu’il y ait) la paix, a déclaré le perdant, je reconnais la victoire de Touadéra et appelle mes partisans à faire de même ». nonobstant les irrégularités et les fraudes massives qu’il aurait constatées.

On ne peut que saluer non seulement son élégance républicaine de reconnaître sa défaite, rare en Afrique, mais surtout son sens de l’intérêt général, même pas convaincu d’avoir perdu à la régulière.

Et dans le cas de la Centrafrique, il aurait suffi d’une contestation des résultats par Dologuélé pour que ses fidèles descendent dans les rues au risque de déstabiliser le pays de Barthélémy Boganda au moment où tout le monde espère que cette présidentielle est un tournant pour celui-ci.

En effet, ce vote était celui de tous les espoirs : espoir de stabilité, de paix pour un pays qui a souvent frôlé la guerre ethnoreligieuse et été au bord de l’abîme ; espoir de renaissance politique et institutionnelle ainsi que de relance d’une économie en banqueroute ; espoir de réconciliation, de paix des cœurs entre toutes les composantes de la nation qui se regardaient en chiens de faïence quand elles ne s’étripaient pas à la machette.

On espère donc que la Divine Providence volera au secours de son Archange, tant les défis à relever sont nombreux, et les travaux à entreprendre, herculéens.

 

Ahl-Assane Rouamba

Dernière modification lelundi, 22 février 2016 07:22

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