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Admission du Maroc à l’UA : La cour assidue du roi sera-t-elle concluante ?

C’est un sommet décisif de l’Union africaine qui s’ouvre ce lundi 30 janvier 2017 à Addis-Abeba pour deux raisons principales : l’organisation panafricaine doit d’abord trouver un successeur à la présidente sortante, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a même dû jouer les prolongations faute de prétendants sérieux ; en effet, il y a six mois à Kigali au Rwanda, trois candidats étaient en lice : l’Equato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, la Botswanaise Pelonomi Venson Moitoi, et l’Ougandaise Speciosa Wandira-Kizibwe.

 

Donc pas suffisamment d’étoffe aux yeux des chefs d’Etat qui ont rouvert la liste des candidats pour permettre à des personnalités comme le Sénégalais Abdoulaye Bathily de postuler.

Mais finalement, ils seront cinq à briguer le poste, sauf désistement de dernière minute : il s’agit d’Amina Mohamed Jibril du Kenya, de Pelonomi Venson Moitoi du Botswana, d’Agapito Mba Mokuy de la Guinée équatoriale, d’Abdoulaye Bathily du Sénégal et du Tchadien Moussa Faki Mahamat. Laquelle de ces personnalités sera  élue ?

En tout cas, il est plus qu’urgent de régler ce problème dans la mesure où Dlamini Zouma n’a plus tout à fait la tête à l’UA, elle qui fait de moins en moins mystère de ses ambitions présidentielles en Afrique du Sud. N’a-t-elle pas été adoubée récemment par les fans de l’ANC (African National Congress) dans la perspective de la succession de son ex-mari, Jacob Zuma ; à la tête de la Nation arc-en-ciel?

En réalité, ce point de l’ordre du jour pourrait servir d’apéritif aux convives du chef des chefs d’Etat et de gouvernement sur la réadmission du Maroc. Depuis juillet 2016, le roi Mohammed VI a, en effet, pris un virage de 180° dans sa politique africaine en engageant une offensive diplomatique pour réintégrer l’organisation panafricaine.

Le Royaume chérifien, on se le rappelle, avait claqué la porte en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) que Rabat considère comme partie intégrante de son territoire. Donc trois décennies après, le Royaume frappe avec insistance à la porte de l’UA sans poser comme préalable le retrait de la RASD. On comprend dès lors que M. VI ait pris ses quartiers à Addis-Abeba trois jours avant l’ouverture du sommet même si son royaume ne participera pas aux travaux.

Mais à l’évidence, en s’installant dans la capitale éthiopienne, le roi met le turbo de sa puissante machine diplomatique et de lobbying pour parvenir à ses fins ; puisqu’il faut une majorité simple de 28 Etats membres alors que le Royaume espère le soutien d’une bonne quarantaine de pays favorables à sa cause. Reste à savoir si les chefs d’Etat décideront séance tenante ou si, comme on lui en prête l’intention, la présidente Zuma finira par refiler la patate chaude à un comité ad hoc qui statuera. 

Si tel devait être le cas, ce serait un petit revers diplomatique pour le roi, lui qui a fait adopter par le Parlement marocain, le 20 janvier dernier, la loi sur la ratification de l’acte constitutif de l’UA (étape obligée avant le retour du Royaume au sein de l’organisation panafricaine). Si le Maroc bataille pour réintégrer la maison Afrique, son objectif ultime, c’est, une fois admis, prendre la citadelle de l’intérieure pour en extirper la RASD. Mais là, c’est une autre paire de manche et le fils d’Hassane II sait depuis toujours qu’il croisera sur son chemin de puissants Etats membres comme l’Afrique du Sud et l’Algérie.

Le Maroc veut aussi renforcer sa présence économique sur le continent africain après avoir échoué à se faire admettre dans l’Union européenne. Le Royaume chérifien s’est résolument tourné vers l’Afrique pour faire des affaires, et où en l’espace d’une décennie, Rabat a investi des milliards dans des secteurs comme la Banque, l’Assurance, l’Energie, les BTP, pour ne citer que ceux-là. Ce retour à l’UA devrait donc lui faciliter la tâche dans cette implantation économique tous azimuts.   

 

Aboubacar Dermé

Dernière modification lelundi, 30 janvier 2017 21:57

Commentaires   

-1 #3 Zzin 30-01-2017 11:58
Les sahraouis sont dispersés dans toute la zone Maroc - Egypte et les trahir c'est laissé l'Algérie convertir sa haine anti marocaaine via l'UA.
Les responsables algériens ne luttent que pour une cause minime qui cible la déstabilisation et la division du Maroc pour une Algérie continent = Algérie qui a légitimer l'héritage de la colonisation et poignarder le Maroc qui a laissé ses terres aux moujahidines
La cause des Kabyles a commencé avant la création de pseudo conflit du sahara marocain mais le Maroc n'a pas cherché à déstabilisé l'Algérie mais a laissé sa résolution aux algériens.
Pour le sahara marocain , la population prisonnière à tindouf il y'a plus de 40ans n'a pas choisi la fuite ni de s'installer à tindouf mais c'est le plan des responsables algériens un plan qui a coûté les recettes pétrogaz de la population algérienne=une population pauvre dans un pays riche.
L'Algérie a menti pendant 40ans et a causé la mort , la souffrance et la haine entre les frères, les responsables en questions sont des vieux maintenant et normalement ils ont pris in peu de sagesse avec l'âge =laisser les peuples en paix et unis comme il a été toujours.
Ceux unis par Dieu ne seront pas diviser par les graines de haine qui se forment comme des montagnes d'Alger au pays des ZUMA.
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+1 #2 Sacksida 30-01-2017 10:54
Je crois que le Roi du Maroc ne pose aucune condition
pour réintégrer l'UNION AFRICAINE, donc la question de l'autodétermina tion du peuple Sahraoui et leur indépendance se sont pas négociables. Il est question d'un référendum sous l'égide des Nations Unies pour régler définitivement ce problème. Par conséquent, l'UNION AFRICAINE, ne pourra aller contre les résolutions onusiennes reconnaissants le droit des Sahraoui à l’autodétermina tion. Donc, attendons de voir la suite ! Salut !
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0 #1 LoiseauDeMinerve 30-01-2017 07:55
Il serait tout simplement honteux pour les chefs d'Etat de trahir les causes nobles de la lutte des Saharaouis pour l'autodétermina tion voire l'indépendance.
Si par alchimie c'en était le cas alors l'UE risque de voler en éclat car les générations actuelles ne sauraient l'accepter de la part de leur roitelet
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