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Présidence de l’ANC : Ramaphosa va-t-il transformer l’essai ?

Cyril Ramaphosa Cyril Ramaphosa

Qui de Cyril Ramaphosa ou de Nkosazana Dlamini-Zuma sera le prochain président de l’Afrique du Sud ? On le saura dans une dizaine de jours quand l’African national congrès (ANC) élira son nouveau patron, lequel, presque automatiquement, devrait succéder à Jacob Zuma.

 

A l’issue du vote des dernières fédérations provinciales, c’est le vice-président qui tient le bon bout, puisqu’il bénéficie du soutien de 1 862 fédérations, s’affichant comme le candidat favori des militants dans 5 des 9 provinces du pays ; quant à l’ex-présidente de la commission de l’Union africaine, si elle n’engrange que 1 309 fédérations, elle reste surtout soutenue par les plus grandes provinces, ce qui peut se révéler décisif à l’heure du choix définitif, quand on sait que toutes les fédérations n’ont pas le même poids politique et, par conséquent, pas le même nombre de délégués.

Ramaphosa aurait tort  donc de penser que l’affaire est dans le sac, même s’il est parvenu à tailler des croupières à sa rivale dans son propre fief du Kwazulu natal en y obtenant le soutien de quelque 200 fédérations alors que bon nombre d’analystes et d’observateurs pensaient que Dame Zuma y aurait fait un raz-de-marée.

Quand bien même il aurait un avantage après la première manche, il est d’autant moins assuré de remporter la partie que, l’élection se faisant à bulletin secret, certains pourraient être tentés de monnayer leur voix au plus offrant, l’achat de consciences étant un vrai problème au sein de l’ANC. En tout cas les 5 240 délégués ont une responsabilité historique entre leurs mains.

Révolue, en effet, l’époque du leader naturel comme l’ont été Nelson Mandela et Thabo Mbeki. Le Congrès national africain est un véritable champ de ruines miné par des querelles intestines depuis l’arrivée au pouvoir de Jacob Zuma dont la présidence aura été marquée par des scandales et  des affaires de corruption telles que le «Nkandla gate» ou le «Gupta gate» qui ont définitivement convaincu les Sud-Africains que les nouveaux dirigeants noirs étaient venus aux affaires publiques plus pour se servir que pour tout simplement servir.

Chose curieuse cependant, Cyril Ramaphosa, qui a fait fortune dans les affaires après la libération du pays avant de revenir en politique, ne semble pas avoir été atteint outre mesure par les nombreuses affaires qui ont éclaboussé celui dont il est toujours le vice-président, comme s’il était protégé du nuage de soufre qui enveloppe Jacob Zuma.

Cet avocat pragmatique, habile négociateur lors des difficiles tractations qui ont précédé la fin de l’apartheid au pays des Springboks, parviendra-t-il à transformer l’essai qu’il vient de réaliser ? Réponse dans une dizaine de jours.

 

H. Marie Ouédraogo

Dernière modification lemercredi, 06 décembre 2017 08:34

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