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40 ans avant le vol AH5017

Cher Wambi,
 
Depuis ce jeudi donc, ensemble, nous avons tourné la page du mois de juillet pour plonger dans celle d’août jadis très pluvieux au pays dit des hommes intègres.
Depuis aussi, c’est la disette, à moins que cette année 2014 échappe à la règle.
En tous les cas, je me nourris de l’optimisme contagieux de ton Oncle Tiraogo après cette pluie torrentielle qui s’est abattue sur la capitale et ses environs dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet.

 
Et avant même que j’aie retrouvé mon bic pour te coucher ces lignes, au petit matin les hirondelles avaient déjà envahi le toit de la cité, laissant présager l’imminence de fortes précipitations. Mais trève de commentaires, cher cousin, et laissons parler les sorciers du ciel qui nous proposent le bilan pluviométrique de la semaine qui s’achève :
Dori = 0 mm ; Ouahigouya = 60,9 mm ; Ouagadougou-aéro = 31,2 mm ; Dédougou = 16,7 mm ; Fada N’Gourma = 17,7 mm ; Bobo-Dioulasso = 75,2 mm ; Boromo = 80,2 mm ; Pô = 30,9 mm ; Gaoua = 37,5 mm ; Bogandé = 15,3 mm.
 
Juillet s’en est allé, certes, mais nous ne l’oublierons pas de sitôt, ce crash du Vol AH 5017 d’Air Algérie en territoire malien quelque 50 minutes après qu’il eut quitté Ouagadougou pour Alger. Nous étions dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 juillet donc, et depuis, la communauté tant nationale qu’internationale ne tarit point de prières pour le repos des âmes des 116 victimes de cette catastrophe aérienne dont on ignore encore les causes. Je n’en veux pour preuve que cette messe à l’initiative de l’archevêque de Ouagadougou, le cardinal Philippe Ouédraogo, et de l’épiscopat burkinabè le samedi 26 juillet au soir en la Cathédrale Notre-Dame de l’immaculée conception de Ouagadougou. Messe en présence des multiples nationalités vivant sur notre sol, en attendant cette rencontre œcumérique prévue le dimanche 03 août prochain à 14h00 à l’ambassade du Burkina à Paris, sise 159, boulevard Hauismann-75008.
En tout cas pour une fois, cher Wambi, tous les acteurs de la scène politique ont enterré la hâche de guerre, aiguisée de longue date, en hommage à la centaine de victimes et par solidarité avec les familles endeuillées.
 
Hélas, ce crash n’est pas sans me rappeler, cher Wambi, bien d’autres survenus dans notre pays, d’avions civils, dont celui de l’Iliouchine d’Air Mali en provenance de Djeddah qui s’est écrasé suite à une tentative d’atterrissage forcé à Boukoum-Tenga, non loin de la plaine aménagée de Linoghin le 11 août 1974 aux environs de 23h00.
A bord, 62 passagers, 14 d’entre eux, en majorité des femmes, en sortiront vivants et seront évacués sur l’hôpital Yalgado Ouédraogo à Ouagadougou, où l’un deux expirera quelques heures plus tard.
Hélas, cher cousin, difficile aussi d’oublier cette autre catastrophe aérienne survenue le 14 septembre 1976 à Poa sur l’axe Ouaga-Koudougou, et qui avait coûté la vie au ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications, Jean Luc Kouldiati ; au chef d’escadron Bondé Bagnamou, commandant de la gendarmerie nationale ; à Ouoba Appolinaire, directeur de cabinet du ministre de l’Information, des P&T ; à André M. Kambiré, conseiller technique du ministre de l’Information, des P&T ; à Bernard Konkobo, directeur des services de l’Information.
De cet accident de l’hélicopthère voltaïque qui les transportait, l’on dégagera deux survivants qui ne sont autres que le pilote, l’adjudant Patrice Kondé, et le directeur général de l’Office des Postes et Télécommunications, Mamadou Simporé (aujourd’hui décédé).
Le veinard, il faut bien le dire, cher cousin, le veinard s’appelle Paul Ismaël Ouédraogo qu’on ne présente plus qui n’avait pu prendre le vol pour une raison ou pour une autre, et qui, de nos jours, est à la tête de l’Association des retraités de l’Information.
 
C’est vrai, cher cousin, Tantie Zoenabo et ses complices Awa, Fati et Mamou, véritables rates des yaars, avaient très tôt le dimanche matin annoncé la couleur en investissant la cité An II avant qu’un communiqué officiel de la Fédération des associations islamiques du Burkina vienne confirmer, dans la soirée, l’apparition du croissant lunaire.
C’est ainsi que l’Aïd El Fitr a été célébrée le lundi 28 juillet aux quatre coins du Faso.
Zoom sur la capitale, où la place de la Nation fut le théâtre de la grande prière.
Si le grand imam de Ouagadougou, El Hadj Aboubacar Sana, y a mis l’accent sur la paix, l’on retiendra aussi pour l’éternité ce vibrant appel aux acteurs de la scène politique à  œuvrer à nous éviter le pire.
Morceaux choisis, cher Wambi : «Nous demandons aux partis politiques d’avoir la crainte de Dieu - Ayez la crainte de vos ancêtres, de nos pères et œuvrez à ce qu’on ait la paix -  Dans beaucoup de pays, il y a eu des troubles – Vous avez voyagé et avez certainement vu le musée où sont entreposés les crânes des victimes du génocide au Rwanda. A la télé nous avons vu le président du Faso, le président de l’Assemblée nationale, ainsi que certains de nos ministres visiter ce musée.
Faites donc en sorte que les crânes des populations de notre pays ne soient pas exposés et que des gens viennent les regarder. Au nom du respect pour le pays, du respect pour les chefs coutumiers, nous ne voulons pas vivre cette situation. Nous ne voudrions pas que le monde ait de notre pays cette image». No comment, cher Wambi !
 
Hélas, de cette fête comme de toutes celles qui se succèdent au pays dit des hommes intègres, l’on gardera un arrière-goût amer.
Du fait simplement des vendeurs de volailles qui écument la capitale.
A peine les premières plumes d’un poussin ont-t-elles commencé à pousser qu’on vous le vend à un prix astronomique comme si vous aviez rendez-vous avec le wakman du village.
Devant l’hôpital pédiatrique Charles De Gaulle, l’on a évité le pire ce dimanche nuit, veille du Ramadan, pour un coq qu’on y vendait à… 7 500 FCFA, à prendre ou à laisser.
Habaa !
Le débat tourna court quand le vendeur aux yeux rouges exhiba sa machette pour massacrer l’impertinent d’acheteur qui voulait gâter son marché.
C’est à croire que le fameux coq venait de sortir d’une salle de classe, cher cousin.
Voilà des gens qui ne payent aucune taxe, qui encombrent nos avenues s’ils ne dérèglent pas la circulation et qui n’attendent que la moindre occasion de gruger les honnêtes citoyens.
Qu’adviendrait-il, cher Wambi, si d’aventure, de commun accord les clients se décidaient à décréter la grève du poulet ?
 
Dans mes dernières missives, cher Wambi, je te faisais part, te rappelles-tu, de la révolution qui interviendrait au Conseil supérieur de la Communication.
Eh bien, c’est désormais chose faite depuis le mardi 29 juillet 2014 avec l’adoption en Conseil des ministres du décret portant nomination des membres du collège des conseillers du CSC.
L’adoption dudit décret vise à conformer le Conseil supérieur de la Communication avec la loi organique N°015-2013/AN du 14 mai 2013.
Mais qui sont-ils donc les nouveaux élus dudit collège ?
Voici ce qu’en a décidé le Conseil des ministres :
 
Au titre de la présidence du Faso
 
Madame Odile KABORE/TIENDREBEOGO, Mle 39 702 A, Inspecteur du Trésor, 1re classe, 11e échelon ;
Madame Ini Nathalie SOME/HIEN, Mle 26 864 Y, Conseiller de presse et techniques de l’Information, 2e classe, 6e échelon :
Monsieur Sékou KARAMBIRI, Mle 16 215 K, journaliste. 
Au titre de l’Assemblée nationale
 
Monsieur Jean de Dieu VOKOUMA, Mle 74 282 S, Conseiller de presse et des sciences de l’Information ;
Monsieur Bakari Alexandre SANOU, Conseiller en sciences et techniques de l’Information et de la Communication. 
Au titre du Conseil constitutionnel
 
Madame Victoria OUEDRAOGO/KIBORA, Mle 130 176 X, Magistrat de grade exceptionnel. 
Au titre des Associations des professionnels des médias
 
Monsieur Joseph BONZI, représentant de la presse écrite ou en ligne ;
Madame Abibata KOULIDIATI, représentant de l’audiovisuel ;
Monsieur Désiré KONBOÏGO, représentant du secteur de la publicité. 
Maintenant, la question que les observateurs de la scène se posent, cher Wambi, c’est de savoir à qui pourrait écheoir la présidence du CSC new look.
Là-dessus la réponse semble claire, car il appartiendra aux nouveaux membres de se réunir pour en élire le président ; élection qui sera ensuite entérinée par décret présidentiel avant la prestation de serment et l’installation de la nouvelle équipe.
Or, c’est un secret de polichinelle que le Grand Sachem sera du 04 au 06 août à Washington au sommet USA/Afrique et que le mois d’août est consacré aux vacances judiciaires.
En attendant, s’il y avait un pari à faire sur le probable futur président du CSC, ton Oncle Tenkougri dit ne point hésiter à miser sur Ini Nathalie Somé/Hien ; Bakary Alexandre Sanou ou encore Jean de Dieu Vokouma.
Mais attendons donc de voir.
 
 
- Le 27 juin 2014, L’Observateur paalga procédait au lancement de son nouveau site web (www.lobservateur.bf) avec des fonctionnalités beaucoup plus conviviales et plus interactives, car intégrant les normes du web participatif. Ce même jour, L’Obs. lançait aussi ses nouveaux produits numériques : la publicité en ligne, la vente de l’intégralité du journal en format Pdf, les annonces sur internet, etc. L’Obs. SMS Telmob (*335#1#ok ou appel) fait partie de cette révolution numérique qui a cours au journal.
Dans le domaine de l’interactivité, il y a, entre autres, la page Facebook du journal qui a recueilli déjà, en l’espace d’un mois, 1 118 likes, c’est-à-dire autant de personnes qui aiment L’Observateur paalga sur les réseaux sociaux.
Un module de sondage a été agrégé au site web et permet de recueillir l’opinion des internautes sur des questions précises. Le premier sondage que le journal a mis en ligne est ainsi libellé : «Faut-il procéder à un référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution burkinabè ?» Les internautes avaient le choix de voter Oui ou Non pour l’organisation du référendum ou alors de voter Sans opinion. Après un mois de «scrutin», 3 682 votes ont été comptabilisés sur le site internet du journal. Ce jeudi 31 juillet 2014 à 14h30, le dépouillement (d’ailleurs visible sur notre site web) donnait les résultats suivants :
Non à la tenue du référendum : 3 406 votes (92,5%)
Oui à la tenue du référendum : 242 votes (6,6%)
Sans opinion : 34 (0,9%)
Les résultats de ce sondage indiquent clairement que les internautes qui y ont participé sont largement contre la tenue de cette consultation populaire qui divise l’opinion nationale. Bien sûr, ce n’est qu’un sondage et qui plus est sur internet si bien qu’il faut prendre avec des pincettes ce décompte, car, outre les possibles votes multiples, il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas encore accès au net et donc ne peuvent y prendre part. Mais tout de même, ça l’avantage de donner une photographie des avis d’une frange de nos compatriotes sur la tenue de ce probable référendum.
 
- Le crash du vol d’Air Algérie a été durement ressenti à Koudougou où des familles et des amis de passagers ont été éprouvés et affectés. La preuve avec la famille de Bassirou Yaméogo parti s’installer au Canada, il y a juste deux ans, et qui a décidé de se faire rejoindre par son épouse et leur unique enfant. Les deux (la femme et l’enfant) ont péri dans le drame, laissant l’entourage et le mari dans une consternation sans nom. En vue de rendre hommage aux victimes du crash ainsi qu’à toutes les victimes des accidents qui ont endeuillé le pays ces derniers temps, des jeunes ont décidé d’organiser une marche silencieuse ce samedi en vue de témoigner leur compassion et  leur soutien aux familles éplorées et rendre un dernier hommage aux 116 victimes et à tous ceux qui ont péri dans des accidents de la circulation. L’initiative est conduite par Sabouna Ouédraogo et a reçu l’aval des autorités de la place. La marche partira de la mairie jusqu’à la place Maurice Yaméogo, située à la sortie Est de la ville. Les initiateurs invitent la population à y participer massivement en arborant des foulards et des tenues noirs, signe de deuil.
 
- A Ouagadougou, tous les moyens sont bons pour se faire du fric. Si bien que le chômage des jeunes est devenu un véritable fonds de commerce pour de petits malins qui pensent pouvoir faire fortune sur la misère des autres. Dernier exemple en date : ces bouts de papier produits en quantité industrielle et distribués aux passants par de jeunes filles sur les artères de la capitale. Avec le contenu suivant : «Une ONG canadienne recherche des jeunes dynamiques pour emploi. Demande d’emploie timbrée adressée à monsieur le directeur général de l’ONG canadienne, copie légalisée de la CNIB, du dernier diplôme, 2 photos récentes de même tirage. Une fois devant la pédiatrie, appeler le XX XX XX XX». Bonnes gens, quelle bien curieuse offre d’emploi qui ne précise ni le nom de la structure qui recrute, encore moins le profit et les qualifications requises ? Qui sait, peut-être que c’est pour le compte de la CIA ? En attendant, chercheurs d’emploi, ouvrez l’œil et le bon. Cette nouvelle façon d’arnaquer est très en vogue dans la capitale. Alors vigilance. Pour notre part, nous espérons que les forces de sécurité, qui sont d’ailleurs jeunes et dynamiques, ont déjà postulé à ce fameux recrutement et que les résultats ne tarderont pas à tomber.
 
- La décentralisation est bel et bien en marche, mais que de difficultés majeures pour certaines communes à prendre leur envol. Et ce, par la faute de fonctionnaires véreux qui privilégient plutôt leurs intérêts au détriment de ceux de la population. Pour preuve, ce secrétaire général d’une province dans le Nord-Ouest qui, profitant d’une permission, se promenait allègrement cette semaine sur sa moto de service, avec des dossiers de marchés pour la réalisation d’infrastructures et la fourniture de matériels divers au profit de ladite localité, à la recherche d’éventuels entrepreneurs et fournisseurs, contre naturellement des espèces sonnantes et trébuchantes. Cette pratique est-elle réglementaire ? On peut bien en douter quand on sait que dans la région en question, il ne manque pas de compétences dans le domaine. N’est-ce pas, S.G. ?
 
 
- Depuis l’organisation du Salon de Chambord, qui fut un franc succès pour notre pays, il nous revient de façon récurrente des écrits tendant à discréditer le ministère de l’Environnement et particulièrement son premier responsable.
Le Royaume du Trophée, qui regroupe la quasi-totalité des concessions de chasse, tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale qu’il n’est concerné ni de près ni de loin par de tels écrits.
Il profite de l’occasion pour remercier Monsieur le ministre pour son engagement personnel à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les concessions et principalement les contrats de concession en instance depuis de nombreuses années.
 
Pour le Royaume du Trophée
Le Vice  Président

Sidiki SEREME
Chevalier de l’Ordre National
 
 
- Faut-il penser que ces dernières années nos populations jouent aux pyromanes ?
Difficile en tout cas de ne pas y croire au regard des incendies systématiques de biens mobiliers ou immobiliers de particuliers ou étatiques en guise de vengeance.
Culture à vite bannir quand on voit les drames qui se jouent ailleurs.
La parfaite illustration, c’est l’incendie, le mercredi 30 juillet 2014 par les populations, du commissariat de police de Houndé dans le Tuy pour une affaire de fesses.
Voilà aujourd’hui une capitale provinciale sans commissariat.
A qui désormais s’adresser pour les actes quotidiens de police ?
On sait en effet Houndé peuplée de riches cotonculteurs qui, aujourd’hui, courent le risque de devenir des proies faciles pour les hors la loi.
Mais à qui la faute ?
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Ouaga en tremble toujours

Une Lettre pour Laye

Cher Wambi,

Les prédicateurs avaient annoncé la canicule du pays dit des hommes intègres ce jeudi 17 juillet. Le ciel soit loué, il n’en fut rien. Car, avant même que l’astre du jour ne sorte de son sommeil, de gros nuages avaient déjà investi l’horizon. Ce qui devait arriver donc arriva.

Que d’eau sur cette terre bénie des dieux !

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