Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Traité d’amitié et de coopération Burkina-Côte d’Ivoire : Si c’est Woba-Woba….

Ministres ivoiriens et burkinabè posant ensemble Ministres ivoiriens et burkinabè posant ensemble

Si ADO avait le choix, il ne serait pas venu à Ouagadougou pour la conférence au sommet des chefs d’Etat dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération entre son pays et le Burkina Faso.

 

En effet, ce 6e TAC intervient dans un contexte où Alassane Dramane Ouattara, pour le dire de façon triviale, a d’autres chats à fouetter. Et pas n’importe lesquels : de biens gros chats qui retombent toujours sur leurs pattes puisqu’il s’agit ici de ce qui commence à devenir l’éternelle question des mutineries.

Depuis le début de cette année, pas deux mois ne passent sans que la soldatesque sorte pour réclamer à la canonnière qui des primes, qui des avancements ou bien la réintégration d’anciens rebelles qui ont contribué à porter ADO au pouvoir lors de la guerre civile de 2010.

La dernière manifestation en date de cette fièvre kaki qui agite la lagune Ebrié : la sortie de mutins ou, si vous préférez, de « quelques soldats indélicats » comme l’a dit un communiqué militaire, dans la nuit de vendredi à samedi dernier à Abidjan et à Korogho. Bilan de ce énième départ de feu : trois morts.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, pour le malheur du pauvre ADO, voici que la coalition au pouvoir se lézarde sur fond de «purge» comme nous l’avons écrit dans notre éditorial d’hier.

En effet, ces derniers jours, plusieurs cadres proches du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, lequel sent actuellement le soufre, ont été sautés de leurs postes au haut sommet de l’administration. Idem pour des militants du PDCI qui semblent payer ainsi la «fâcheuse» intention de leur parti de se trouver un candidat à la prochaine présidentielle de 2020.

A toutes ces convulsions qui troublent le sommeil du locataire du palais de Cocody, il faut ajouter les revendications sociales des fonctionnaires et la chute continue des cours des matières premières notamment le cacao.

Voilà donc ADO « La solution » qui se noie dans une lagune à problèmes. Autant dire que «l’éléphant» est arrivé hier à Ouagadougou avec un pied cassé.

Mais sa présence malgré tout dans la capitale burkinabè, traduit l’intérêt que le président ivoirien porte à ce Traité d’amitié et de coopération signé depuis le 29 juillet 2008 entre son prédécesseur, Laurent Gbagbo, et l’ancien chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré.

A l’évidence, l’initiative des deux ex-présidents qui ont connu chacun une chute brutale est louable. Mais depuis près d’une décennie que le traité a été signé avec des projets fédérateurs au menu, les populations ne voient pas grand-chose sortir de ce machin, à tel point qu’on se demande finalement si tout ça, ce n’est pas du Woba-Woba.

Où en est-on par exemple avec le projet de construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou ? Où en est-on encore avec la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouaga-Kaya avec prolongement à Tambao ? Pourquoi la persistance de nombreux points de contrôle et de tracasseries routières entre les deux pays ? Pourquoi la persistance de l’éternelle question du sort de nos compatriotes en Côte d’Ivoire malgré l’arrivée au pouvoir de notre «frère» Dramane ?

Certes, des projets à la réalité, il faut du temps, mais sans un début de réalisation il y a de quoi être gagné par le pessimisme.

Lueur d’espoir, aujourd’hui mardi 18 juillet interviendra le temps fort de ce 6e TAC avec la conférence au sommet d’Alassane Ouattara et de Roch Marc Christian Kaboré auxquels le conseil conjoint de gouvernements aura remis les grands dossiers qui était à son ordre du jour.

Cette rencontre au sommet doit alors être une occasion de faire le bilan de tout ce qui a été fait et surtout de ce qui n’a pu l’être afin de mieux relancer la locomotive pour le moment poussive.

Car, si c’est pour que les deux gouvernements se réunissent alternativement et pompeusement à Ouagadougou puis à Yamoussoukro sans que grand-chose en sorte, il faut craindre que la nécessaire appropriation de ce traité par les deux populations ne se fasse pas.

 

Hugues Richard Sama

Dernière modification lemardi, 18 juillet 2017 22:57

Commentaires   

0 #2 ANTA 18-07-2017 15:52
Ils se retrouvent pour se consoler mutuellement. Chez ADO ça ne va pas, chez le triumvirat de Comos, Coros et Hybris aussi, ça ne va pas, c'est TIC et TAC qui se rencontrent pour échanger des complaintes, le reste c'est woba woba!
Citer
0 #1 Neilson 18-07-2017 13:26
Mr. Sama, au vue de l' analyse que vous nous avez proposée, c'est sûr que ça va être un woba - woba de plus; l'année prochaine, on sera au même point de départ; dommage!
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut