Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Attaques à main armée dans le Soum : Deux morts, un blessé et un disparu

 

Des hommes armés non identifiés ont attaqué, dans  la nuit du  samedi 12 novembre 2016,  les populations de la ville de Djibo et des localités de Pétèga et de Soboulé dans la commune de Nassoumbou. Ces attaques ont occasionné la mort d’un Imam prêcheur  à Djibo au secteur 5, d’un conseiller du village de Pétèga, et un autre conseiller a été blessé  à Soboulé.

 

 

C’est aux environs de 20 heures que des individus armés non identifiés ont attaqué le domicile de l’imam prêcheur au secteur 5 de Djibo. Amadou Boli, c’est de lui qu’il s’agit, a été abattu froidement par deux hommes armés à la porte de son domicile sis au secteur 5 de Djibo de quatre balles dans le corps. Les assaillants sont arrivés sur une moto. Amadou Boli,  âgé d’une quarantaine d’années et père de deux enfants, était un imam prêcheur et le numéro 2 du réseau IRSAD (Réseau des prêcheurs) qui s’est radicalisé au fil des temps. Il animait des prêches sur les antennes d’une radio de la place et était suivi par beaucoup d’auditeurs, surtout les jeunes, et cela a provoqué un « tollé » au sein des grands imams de la ville qui l’avaient interpellé chez le chef de canton pour le sermonner. Pour eux, ces prêches  avaient pour objectif de radicaliser les jeunes. D’ailleurs, il avait des adeptes qui ne juraient que  par lui. Dans la nuit du samedi 12 novembre 2016, Amadou Boli a reçu un coup de fil qui lui demandait sa position. «Quand il est revenu de la prière aux environs de 20 heures, il a reçu un appel et il a répondu qu’il se trouvait à la maison. Il a pris sa natte pour s’installer à la porte de la cour. Quelque temps après, nous avons entendu le bruit d’une moto qui s’est garée. Les intéressés ont lancé des salamalecs, il leur a répondu et ils ont entamé une discussion qui s’est terminée par une fusillade. Nous avons accouru, mais les assaillants sont repartis sur leur moto. L’imam gisait dans son sang» selon le témoignage d’un proche. Les yeux rougis par les pleurs, la même source affirme qu’il savait qu’Amadou Boli n’était pas en bons termes avec certains de ses amis ; il savait que le danger était imminent. Il en parlait souvent. «Ces amis voulaient l’obliger à faire des choses qu’il ne souhaitait pas, lui voulait rester dans le cadre des prêches», a-t-il ajouté tout inquiet. Transporté au CMA, il a cité quelques noms avant de rendre son dernier souffle. Selon certaines  sources, c’est un règlement de comptes, car l’imam Amadou Boli était dans un réseau où il devait recruter des jeunes pour les former au maniement des armes au Mali. Cela n’a pas rencontré son assentiment, et comme il en savait trop, il fallait l’éliminer. D’autres pensent qu’il a été assassiné, car il a permis aux forces de sécurité d’appréhender une vingtaine de personnes du même réseau  dans le village de Pétèga. A Pétèga et à Soboulé, situées à une trentaine de kilomètres dans la commune de Nassoumbou, d’autres cas d’attaques se sont déroulés dans la même nuit du samedi. Au cours de ces  attaques, le conseiller  du village, Tamboura Amadou Oumarou, a été froidement assassiné de quatre balles dans la tête, et Dicko Hamadoum, un habitant de la même localité, a été enlevé par les assaillants et reste introuvable. Dans le village de Soboulé, les assaillants ont blessé le conseiller, et grâce au courage et à la promptitude de la population, un assaillant a été maîtrisé et sérieusement molesté. Actuellement, il est en soins intensifs au CMA de Djibo sous haute sécurité. Il faut signaler que les attaques ont eu lieu aux mêmes heures et suivant le même mode opératoire. Les assaillants sont tous arrivés à moto et remorqués. Il faut aussi préciser que  toutes les victimes appartiennent au réseau IRSAD.

                                                                                                                  Harouna Abdoulaye Nass

Commentaires   

0 #7 Anta 15-11-2016 18:46
Djibo est en passe de devenir notre "Mossoul" ou notre "Raqa"; c'est-à-dire un repaire de terroristes illuminés. Il faut ficher tous ces prêcheurs de l'IRSAD et les éliminer un à un. Il n'y a pas d'islamistes modérés. Il est modéré tant qu'il n'a pas de kalash et de bombe.Bon débarras pour les prêcheurs déjà envoyés en enfer!Un bon musulman n'exhorte pas son prochain à tuer des innocents.
Citer
0 #6 Neilson 15-11-2016 10:26
Encore deux martyrs! Que leurs âmes reposent en paix. Je prie le tout puissant que par les informations que le "supplicié" à pu communiquer, nos FDS arrêtent rapidement ces meurtriers et les fassent fusiller sur la place publique à Djibo, et gare "aux droits de l'hommien" qui va ouvrir son clapet!
Citer
+1 #5 Kôrô Yamyélé 14-11-2016 13:15
- ROCK doit laisser le ministère de la Défense à un autre et on doit créer un ministère de la Sécurité et le confier à un spécialiste. La situation l'exige ! Ici il ne s'agit pas de politique et de loubrardises, mais bel et bien de sécurité. Et si on ne sécurise pas, inutile de nous taper sur le système avec le PNDES car tout le monde sait que le développement ne réussit que dans un environnement sécurisé. Et tous le monde sait aussi que personne ne va investir dans un environnement sans sécurité.

Par Kôrô Yamyélé
Citer
0 #4 Kôrô Yamyélé 14-11-2016 13:10
''......un assaillant a été maîtrisé et sérieusement molesté. Actuellement, il est en soins intensifs au CMA de Djibo sous haute sécurité''.

- Félicitation à vous, vaillante population ! J'encourage fortement les Forces de l'ordre à être vigilentes de nuit comme de jour. Je suis sûr que ces voyous reviendront soit pour libérer leur membre, soit pour l'achever, et celà ne tardera pas d'ailleurs. Vous allez voir. Chers gendarmes, policiers et militaires, soyez très vigilents de jour comme de nuit. Et que Dieu veille sur vous.

Par Kôrô Yamyélé
Citer
0 #3 Kôrô Yamyélé 14-11-2016 13:03
''Pour eux, ces prêches avaient pour objectif de radicaliser les jeunes. D’ailleurs, il avait des adeptes qui ne juraient que par lui''.

- Si c'est vraiment ainsi, alors bon débarras !

Par Kôrô Yamyélé
Citer
0 #2 Oly 14-11-2016 12:58
Dire que tous ceux qui ont été abattus appartenaient au réseau IRSAD est une contre-vérité; seul l'imam Amadou Boli était membre de IRSAD et il ne s'est point radicalisé (c'est plutot ceux qui ont fait défection pour créer leur cellule djihadiste qui se sont radicalisé). Les autres sont tous des conseillers et le point commun peut être à toutes ces victimes serait d'être suspecté par les jihadistes d'être des fournisseurs d'informations aux autorités pour démanteler leur cellule.
Citer
0 #1 Kanzim 14-11-2016 00:57
Donc ceux qui ont été abattus appartiennent à un réseau connu qui prêche selon une orientation de radicalisation des jeunes connus et dans une radio connues L'inconnu dans tout çà, c'est pourquoi ces victimes ne faisaient pas l’objet d'une surveillance rapprochée mais discrète ce qui aurait pu appréhender un maillon importante d'information apte à conduire à la source malienne de recrutement et de formation des jeunes. Car je suppose que n'avoir pas arrêté les prêcheurs de l'IRSAD tenait à la seule et unique justification portant sur le jet d'un halo et d'une toile d’information et de renseignements sur eux et leur environnement d'intervention comme la fameuse radio qui sert de médium aux prêches radicalisations . Mais comme en matière de sécurité tout est centralisé et concentré à Ouagadougou,que peut-on dire sinon prier? Le pire, c’est quand a on atteint le summum du ridicule en confondant allègrement ou par ses lubies, défense et sécurité.
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut