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Mise en place des comités locaux de dialogue : « Il ne s’agit point d’une négociation avec les groupes armés » (Yéro Boly, ministre d’Etat)

Le ministre d’Etat, ministre de la Cohésion sociale et de la Réconciliation nationale, Yéro Boly, a rencontré les hommes de médias le mardi 19 avril 2022. Ce tête-à-tête a porté sur la mise en place des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix.

 

 

Depuis la survenue de la crise sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne, le Burkina Faso s’est retrouvé  en situation de fragilité  sécuritaire, exposé aux attaques terroristes. Ces attaques se sont amplifiées depuis 2015 dans notre pays, en proie à une insécurité généralisée. Ces situations ont pour conséquence des centaines de morts et près de deux millions de déplacés internes ayant abandonné champs, récoltes et bétail. Des services de santé et autour de 2500  établissements scolaires se sont fermés. De nombreuses circonscriptions administratives sont abandonnées par leurs responsables. « Tirant des enseignements des échanges  avec les différents acteurs de la paix  lors du forum national sur la sécurité tenu en octobre 2017 à Ouagadougou, le gouvernement burkinabè, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, pour mieux appréhender la situation sociale, a élaboré une politique de sécurité nationale intégrant toute la dynamique de mobilisation des forces sociales. Partant du besoin de dialogue observé depuis un certain temps sur le terrain, le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 13 avril 2022 a décidé de la mise en place de la coordination des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix », a confié le ministre d’Etat Yéro Boly. Et d’indiquer que la coordination nationale des comités locaux de dialogue pour la paix est assurée par un coordonnateur national  choisi au regard de son expérience et de sa qualité professionnelle avérée. Les membres de la coordination  issus des différents départements ministériels sont nommés par décret. « Quant aux  comités locaux de dialogue, ce sont des initiatives endogènes encourageant le retour des jeunes burkinabè qui ont rejoint des groupes armés terroristes et qui aujourd’hui souhaitent déposer les armes. Il s’agit là  d’une initiative porteuse d’espoir pour le retour de la paix dans les zones concernées à travers une réconciliation intercommunautaire et intracommunautaire », a-t-il précisé. Et d’ajouter que, dans cette lutte contre le terrorisme, l’Etat a besoin de l’accompagnement et de l’engagement de tous. «  C’est pourquoi, il faut impérativement l’implication des personnes-ressources influentes tant dans les zones touchées par le terrorisme et l’extrémisme violent que partout ailleurs au Burkina. Il ne s’agit point d’une négociation entre le gouvernement burkinabè et les groupes armés terroristes. Au risque de me répéter, il s’agit  d’accompagner les initiatives endogènes parce qu’il nous a été donné de constater sur le terrain, qu’il y a un besoin de communication entre les filles et les fils du Burkina en rupture de dialogue avec la nation et les notabilités de leurs localités respectives ; c’est là une opportunité pour accompagner  ces initiatives de dialogue endogène, qui doivent nous permettre d’aboutir à un apaisement de la situation et à un retour de la paix dans notre pays, le Burkina Faso », a-t-il détaillé.

 

Harouna Abdoulaye Nass

Dernière modification lemercredi, 20 avril 2022 22:36

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