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Elvis Bazongo Peintre de la lumière

Elvis Bazongo est un peintre multi-lauré du Prix des arts plastiques à la Semaine nationale de la culture (SNC). Artiste autodidacte, il s’est formé par l’observation de la nature et la fréquentation des artistes modernes. Depuis deux décennies, il élabore une œuvre puissante   avec une palette austère faite des couleurs de son enfance.

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Motion de censure contre le PM congolais: Coup de grâce à un couple mal assorti

Est-ce le dernier clou planté dans le cercueil du régime Kabila ? Hier en tout cas, les députés congolais ont adopté la motion de censure contre le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, un proche de Joseph Kabila, à une écrasante majorité. Ils étaient, en effet, 367 élus sur les 377 votants à avoir scellé le sort du chef du gouvernement. « Un incompétent » notamment dans le domaine de la sécurité alors que les massacres dans l’est du pays se poursuivent. Les croquants retiennent également comme griefs l’absence d’équité dans la justice, la corruption, bref, un chapelet interminable de reproches contre le désormais indésirable Ilunga Ilunkamba.

La mise à mort politique se sera finalement déroulée en l’absence de la victime, alors même que la plénière, initialement programmée pour ce mardi, avait été reportée au lendemain, les députés frondeurs ayant exigé la présence physique du Premier ministre, afin de lui permettre de se défendre. Il faut croire que c’était plutôt un stratagème pour mieux l’humilier au cours d’un procès perdu d’avance, puisque son plaidoyer pro domo envoyé à l’Assemblée nationale n’a même pas été lu. Rangé aux oubliettes à l’instar de son auteur.

Ce qui s’est passé hier est l’aboutissement du long bras de fer entre le président Félix Tshisekedi et celui qui l’a fait roi à la faveur des « petits arrangements à l’africaine » dénoncés par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean- Yves Le Drian, lors de la présidentielle de décembre 2018 en RDC. Et l’on ne pouvait s’empêcher de se demander comment un attelage aussi mal assorti pouvait tenir la route. Satshi s’était alors trouvé dans la posture bien inconfortable d’un chef d’Etat pédalant dans le vide à la merci de son allié, le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila, qui disposait encore d’une écrasante majorité dans les deux chambres du Parlement congolais.

Il lui aura fallu deux longues années pour s’affranchir de cette alliance décidément contre nature, en inversant le rapport de force législatif dans une indécente foire aux sièges. Avec ce renversement de situation, le fils du Sphinx de Limete devient théoriquement le seul vrai patron du pays, libre de dérouler son programme et de s’attaquer aux vrais problèmes des Congolais, qui regardent mi-amusés mi-médusés ces petits et grands micmacs politiciens dont le seul but est de se partager la carcasse du Léopard. Il va bien falloir trouver un remplaçant au Premier ministre, former une nouvelle équipe plus en phase avec le président et enfin redistribuer les cartes avec les avantages qui vont avec…

Mais dans toute cette agitation, un seul reste aussi silencieux et mystérieux qu’à son habitude, retiré qu’il est dans son fief du Katanga. Et l’on se demande ce qui peut bien se passer dans sa tête. Va-t-il se résigner et poursuivre sa vie de gentleman farmer ou alors se donnera-t-il les moyens de mener la vie dure à son ex-allié en organisant la riposte?

 

H. Marie Ouédraogo

 

 

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