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Politique

Politique (806)

Frappes américano-israéliennes contre l’Iran: Fureur épique !

 

C’est un déluge de feu qui s’est abattu sur la République islamique d’Iran dans la nuit du samedi 27 février. Chose promise, chose due, peuvent claironner les stratèges militaires américano-israéliens, d’autant plus que, pas moins que l’Ayatollah Khomeini, le guide de la Révolution islamique, a été tué.

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39e Sommet de l’Union africaine: A Addis-Abeba, rien de nouveau !

 

Les rideaux sont tombés sur la 39e session des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA). En 24 heures, cette grand-messe où les célébrants s’écoutent prêcher sans conviction, a déroulé son programme habituel : discours d’ouverture, huis clos des chefs d’Etat ou de gouvernements, rapports d’experts et des envoyés spéciaux, recommandations, discours de clôture, sans oublier les visites de courtoisie et les audiences particulières des chefs d’Etat ou de leurs représentants.

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Ethiopie/Erythrée : l’histoire bégaie dangereusement

Et ça recommence entre l'Ethiopie et l'Erythrée ! La patrie d'Hailé Sélassié somme son voisin de retirer immédiatement ses
troupes de son territoire. Le chef de la diplomatie éthiopienne dénonce en effet et de façon véhémente l'incursion de troupes
érythréennes et leurs manœuvres récentes avec des groupes rebelles éthiopiens.
Devant ce climat de tension, toujours est-il que des souvenirs douloureux ressurgissent des deux côtés de la frontière. Pour
comprendre, il suffit de revisiter l’histoire. De 1961 à 1991, l'Erythrée a fait face à une longue guerre d'indépendance contre l'Ethiopie, qui s'est achevée par un référendum et une séparation pacifique en 1993. Mais pour l'Éthiopie, ce fut surtout une grande perte. Avec l'indépendance d'une partie de ce qui était jadis ses terres, le pays devient enclavé et n'a donc plus accès à la mer. Dès lors, il s'est tourné vers le port de Djibouti pour son commerce internationalavec naturellement des frais plus élevés compte tenu de la distance. Ça laisse quand même des traces et la blessure est loin d'avoir totalement cicatrisé. Deuxième pays le plus peuplé d'Afrique après le Nigeria, et 10e de par son étendue, il va de soi que l'Ethiopie (1,127 millions de km2) est obsédée par la Mer Rouge. Et ça tombe bien: le “petit” voisin (101 000 km2) qui lui barre la vue est souvent
provocateur à souhait. Après cette guerre d'indépendance, une autre, plus sanglante celle-là, entre les deux nations s'est déroulée de mai 1998 à juin 2000, avec à la clef, la perte de dizaines de milliers d'hommes tués ou blessés lors du conflit qui s'est d'ailleurs achevé sur des
changements de frontières mineurs sur des terres désertiques presque inhabitées.
Bien sûr, devant les accusations d’Addis-Abeba, Asmara nie toute implication. Pour le moment, la guerre est donc verbale.
Touchons du bois pour qu'il n’y ait pas d'escalade militaire. On espère que la raison prévaudra de part et d'autre du front pour ne
pas envenimer la situation. Vivement donc qu'il n'y ait pas une seconde guerre du Tigré, dans une zone déjà anxiogène avec la
Somalie et le Somaliland aux encablures.

Issa K. Barry

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Dissolution des partis politiques : l’ALT adopte le projet de loi en plénière à l’unanimité

Réunis en séance plénière le lundi 9 février 2026 à Ouagadougou, les députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi
portant abrogation des textes régissant l’organisation, le fonctionnement et le financement des partis et formations
politiques au Burkina Faso. Les 69 députés présents ont voté en faveur du texte, en présence du ministre d’Etat,
ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, représentant le gouvernement.
L’adoption du projet de loi portant abrogation des textes régissant l’organisation, le fonctionnement et le financement des partis
et formations politiques consacre la suppression de la loi de 2001 portant charte des partis et formations politiques ainsi que
celle de 2009 relative à leur financement, aux campagnes électorales et au statut de l’opposition politique. Elle intervient dans
un contexte de transition politique où les autorités affichent leur volonté de refonder l’Etat et de redéfinir les bases de la
gouvernance.
Pour Emile Zerbo, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité cette décision est « pleinement assumée » par
l’exécutif. Selon lui, la réforme vise à « mettre à plat tout le système partisan » qui prévalait jusque-là. Le ministre a expliqué que
cette orientation découle d’un constat de terrain partagé par les députés, faisant état d’un système politique ayant contribué, au
fil des années, à accentuer les divisions sociales et à éloigner les citoyens des institutions. « Nos populations sont loin d’être
incultes. Elles ont observé le fonctionnement des partis politiques, mesuré les conséquences du système partisan et constaté,
au plus près de leur quotidien, les divisions qu’il a engendrées », estimant que les Burkinabè, notamment ceux vivant en milieu
rural, ont été témoins des dérives et des clivages engendrés par le fonctionnement des partis politiques.
Pour le gouvernement, la mesure ne constitue donc pas une surprise pour l’opinion publique, mais plutôt une réponse à une
aspiration profonde à plus de cohésion et de clarté dans la conduite des affaires publiques. Les autorités justifient également
cette abrogation par la prolifération de formations politiques jugées peu structurées, sans idéologie clairement définie, ni
véritable ancrage social et territorial. Cette situation aurait contribué, selon l’exécutif, à la perte de confiance des citoyens envers
les institutions politiques et à une fragmentation du paysage partisan, en décalage avec les défis sécuritaires et institutionnels
actuels.
La question du patrimoine des partis dissous a également été évoquée. Émile Zerbo a précisé qu’il s’agit d’une application
stricte de la loi, les partis étant légalement tenus de prévoir la dévolution de leurs biens en cas de dissolution. Le décret adopté
en Conseil des ministres s’inscrirait ainsi dans ce cadre légal.
En amont de la plénière, le projet de loi a fait l’objet d’un examen approfondi au sein de la Commission des affaires générales,
institutionnelles et des droits humains (CAGIDH). Les échanges ont porté sur les précédents historiques, le financement public
des partis ainsi que la gestion de leurs patrimoines. La commission a estimé que l’abrogation de ces textes constituait un
préalable nécessaire à l’élaboration d’un nouveau cadre juridique, mieux adapté aux réalités socioculturelles du pays et aux
orientations actuelles de la transition. Plusieurs députés ont salué la démarche. Pour l’honorable Hama Ly, les partis politiques ont été « la cause même de la déchirure du tissu social », rendant leur dissolution opportune. Son collègue Yacouba Diallo a, pour sa part, inscrit la mesure
dans une dynamique de réformes institutionnelles et politiques jugées indispensables à une « refondation véritable » de la
nation et à la consolidation d’une option souverainiste et patriotique. Le gouvernement assure que cette réforme s’inscrit dans une volonté populaire et ne suscite pas d’inquiétude majeure. Les prochaines étapes du processus, notamment l’élaboration d’un nouveau dispositif légal encadrant la vie politique, seront communiquées « en temps opportun ».

Abdoulaye Diallo

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Assassinats du 15 octobre 1987 : Un mausolée pour saint Thomas et ses douze apôtres

 

Inhumation au cimetière de Dagnoën, profanation des tombes, exhumation des restes… Les cadavres du père de la révolution et de ses douze compagnons n’ont pas connu de repos tranquille depuis les événements du 15 octobre 1987. L’inauguration du mausolée Thomas-Sankara sur le site de l’ex-conseil de l’Entente le 17 mai 2025 a mis fin à cette pérégrination.

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Mausolée Thomas-Sankara : Enfin une demeure à la hauteur de ce qu’a été le défunt capitaine

 

Un mausolée, c’est, selon le dictionnaire, un monument funéraire de grandes dimensions. Son origine remonte au 4e siècle avant Jésus-Christ, quand fut construit un tombeau monumental à la mémoire du despote de Carie, en Asie mineure. Le mausolée d’Halicarnasse passera donc dans l’éternité comme l’une des 7 merveilles du monde antique. Depuis, les mausolées ont essaimé en tout temps à travers le monde. Ainsi du Taj-Mahal, des mausolées de Lénine, Mao, Kim Il-sung, d’Auguste, de ceux de Tombouctou (détruits par les djihadistes en 2012) ou encore du Sôma d’Alexandre le Grand en Egypte.

 

Depuis le samedi 17 mai 2025, Thomas Sankara et ses 12 compagnons d’infortune ont aussi le leur au Conseil de l’Entente, le lieu même où ils furent assassinés le jeudi 15 octobre 1987. Le 17 mai n’a pas été choisi par hasard. C’est en effet ce jour de 1983 que le capitaine Thomas Sankara, alors Premier ministre du commandant Jean-Baptiste Ouédraogo, a été arrêté pour tuer dans l’œuf la révolution qui couvait déjà. Peine perdue, puisque trois mois plus tard, le capitaine Blaise Compaoré, depuis son antre de Pô, descendra à Ouaga avec ses commandos pour évincer JBO et installer son ami et frère d’armes Sankara. La suite, on la connaît.

 

Le monument architectural inauguré officiellement est bâti en blocs de terre comprimée, un matériau traditionnel particulièrement adapté au climat sahélien, renforcé par des blocs de latérite à l’extérieur. Ce choix écologique s’inscrit en droite ligne de la vision de Sankara, qui prônait l’autonomie, la sobriété et la valorisation des ressources locales pour un développement durable du Burkina Faso.

 

C’est l’aboutissement d’un long processus enclenché il y a une bonne dizaine d’années, suite à la chute de Blaise Compaoré, balayé par une insurrection populaire en octobre 2014. Depuis, un vent de néo-sankarisme souffle sur le Burkina Faso, porté d’abord par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, président éphémère puis Premier ministre de la transition, qui se voyait en ersatz de Sankara. Il n’est pas jusqu’au président de cette transition, Michel Kafando, qui s’était pourtant exilé sous le CNR, qui ne se soit découvert une vocation sankariste sur le tard, à moins que ce ne soit par pur opportunisme politique.

 

En effet, c’est lui qui a décidé, « par le fait du prince », de la réouverture des dossiers Norbert Zongo et Thomas Sankara. C’est justement dans le cadre de la réouverture de ces dossiers que les restes des corps de 13 suppliciés, qui avaient été sommairement inhumés au cimetière de Dagnoën, seront exhumés pour être soumis à des tests ADN avant d’être finalement réinhumés en février 2023 sur le site de ce qui est désormais devenu un site touristique et de pèlerinage.

 

Sankara repose donc désormais en paix dans son nouveau palais, à un moment où le sankarisme a rarement été aussi en vogue que depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré, volontiers présenté comme légataire universel venu parachever l’œuvre du défunt leader de la révolution d’août 83. Ce mausolée, ne l’oublions pas, est censé être un lieu de mémoire pour le héraut de la révolution, donc un lieu de diffusion de ses idéaux et des vertus qui étaient les siens.

 

Autant dire que cet endroit doit être, avant toute chose, un lieu d’inspiration pour tous les visiteurs et tous ceux qui se réclament de l’idéal sankariste, qui se doivent de cultiver l’exemple d’intégrité qu’on reconnaît à celui qui était affectueusement appelé Thom Sank. Or, à ce propos, force est de reconnaître que de tout temps, il a été plus facile pour les Burkinabè d’avoir le nom Sankara dans la bouche que de suivre rigoureusement la voie qu’il a tracée.  

 

La Rédaction

 

 

 

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Audition patron US AFRICOM sénat américain : Le Burkina s'insurge contre les propos de Langley

Le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a suivi avec un grand intérêt la séance publique tenue le 3 avril 2025 par la commission sénatoriale des Etats-Unis d’Amérique sur les forces armées, consacrée à l’audition des hauts responsables militaires des commandements américain pour l’Europe (US EUCOM) et pour l’Afrique (US AFRICOM).

 

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Travail d’intérêt général : Les acteurs de la Justice pour une mise en œuvre réussie

Le premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2025 du département de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions a eu lieu le 27 mars à Ouagadougou. Les acteurs du landerneau judiciaire ont planché sur le thème : « Le travail d’intérêt général comme alternative aux peines d’emprisonnement : quelles stratégies pour une mise en œuvre réussie ? »

 

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Affaire terrains SONATUR : Le procureur requiert la confiscation des parcelles des prévenus

L'audience de l’affaire dite de vente d'une aire de jeux dans le quartier huppé de Ouaga 2000, impliquant des agents et des responsables de la Société nationale d'aménagement des terrains urbains (SONATUR), s'est poursuivie le mercredi 26 février 2025 au Tribunal de Grande Instance Ouaga I. Le procureur a requis des peines d'emprisonnement avec sursis allant de 18 à 48 mois, ainsi que des amendes s'échelonnant de 10 millions à 1 milliard de francs CFA. Le ministère public a également demandé la confiscation des parcelles appartenant aux prévenus.

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