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Politique (481)

Coronavirus : Report sine die des élections

Le 6 février 2020, le Conseil des ministres adoptait le décret fixant la date  des élections couplées, présidentielle et législatives, au 22 novembre prochain. Ce, dans un contexte sécuritaire marqué par la démultiplication des attaques terroristes avec son corollaire de victimes et de déplacés internes. Ces assauts répétés des forces du Mal ont fragilisé certaines parties du territoire, notamment  l’Est, le Sahel et le Centre-Nord, à tel point que  certains observateurs se demandaient déjà s’il fallait tenir coûte que coûte ces élections.

Malgré ces supputations, partis politiques et acteurs du processus électoral étaient à pied d’œuvre pour la campagne à venir. On assistait déjà à un ballet de déclarations de candidatures à la présidentielle et à  de grands rassemblements aux allures de précampagne.

 

Comme si le péril terroriste ne suffisait pas, la maladie à corona virus qui secoue la planète entière et le Burkina est venue paralyser toutes les activités entrant dans le cadre de la préparation de ces échéances. L’ONI (Office national d’identification)  a ainsi été contraint de surseoir à la délivrance des cartes d’identité, pièces indispensables pour l’enrôlement biométrique. De même, la machine de la révision du fichier électoral qui était déjà en branle après son lancement en grande pompe en direct à la télévision nationale le 10 février dernier par la  CENI (Commission électorale nationale indépendante) a été stoppée net. Tout est donc paralysé sur la route qui devait nous mener à novembre 2020.

 

Et personne ne sait quand on viendra à bout de ce virus  qui a déjà fait une dizaine de morts et se propage à grande échelle. Au regard de la situation sanitaire, le gouvernement a décidé du report  sine die des élections du 22 novembre 2020.

 

 

La rédaction

 

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Législatives maliennes : Le marteau des djihadistes et l’enclume du coronavirus

A l’issue d’une campagne rendue encore plus morne par l’insécurité et l’interdiction de rassemblements due au coronavirus, les Maliens ont été convoqués  aux urnes pour renouveler les 144 sièges de l’Assemblée nationale. Jusqu’au seuil de l’isoloir, on aurait discuté pour savoir s’il fallait respecter l’échéance  ou repousser une nouvelle fois cette élection.

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Candidature à la candidature CDP : Mahamadi Kouanda et Yahaya Zoungrana en lice

C’est aujourd’hui en principe que sera bouclée la réception des dossiers de candidature à la candidature du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) en vue de la prochaine élection présidentielle. A jour J-1, soit dans l’après-midi du 17 mars 2020, deux candidats se sont déclarés : Mahamadi Kouanda et Yahaya Zoungrana, prêts à défier le président du parti, Eddie Komboïgo, lui aussi candidat à l’investiture.

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Processus électoral en Guinée : « Nous n’avons rien à cacher » (Damantang Albert Camara, ministre de la Sécurité)

La Guinée est engagée dans un processus électoral (législatives et référendum constitutionnel) fortement contesté par l’opposition. Du coup, le pays a connu de nombreuses manifestations émaillées de violence.

Damantang Albert Camara est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile de la République de Guinée. A ce titre, son département est chargé de gérer les manifestations et de sécuriser le processus électoral. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, ce juriste de formation répond, sans tabou, aux accusations d’exactions portées contre les forces de sécurité guinéennes. Il affirme que la Guinée, qui n’a rien à cacher dans le jeu démocratique en cours, n’est pas un pays où règne l’impunité.

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Extension de l’IUTS : « Inopportune et dangereuse », selon le CFOP

L’extension de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) aux primes et indemnités des agents de la Fonction publique, mesure pour laquelle les syndicats sont vent debout, a été évoquée par l’opposition politique le 10 mars 2020 lors de son rendez-vous hebdomadaire avec les journalistes. Ce n’est pas une bonne affaire, estime le CFOP.

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Affectations d’agents des médias publics : Le mémoire en défense du ministère de la Communication

 

Dans les médias sous tutelle de l’Etat, notamment la RTB et Sidwaya, des affectations ont respectivement concerné 322 et 48 agents. Ce redéploiement de personnel a conduit le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), qui le juge arbitraire, à décider d’un débrayage actif sur toute l’étendue du territoire le 4 mars dernier. Sur la question, la secrétaire générale (SG) du ministère de la Communication, Hortense Zida, a animé une conférence de presse, le lendemain 5 mars, à Ouagadougou.

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Extradition François Compaoré : La France a signé le décret

 

Cher Wambi,

 

Depuis hier après-midi, l’affaire fait le buzz sur les réseaux sociaux et alimentera certainement l’actualité tout le week-end et même toute la semaine à venir :   il s’agit de l’important tournant que vient de connaître le dossier d’extradition de François Compaoré. En effet, dans un décret signé le 21 février 2020, le Premier ministre français, Edouard Philippe, a accédé à la requête de la justice burkinabè de juger le frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré pour son implication présumée dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de trois autres personnes.

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Première session ordinaire 2020 Assemblée nationale: Motion de solidarité à l’endroit des déplacés internes

Conformément à l’article 87 de la Constitution, l’Assemblée nationale a tenu sa première session ordinaire de l’année le mercredi 4 mars 2020. Les attaques terroristes et leurs conséquences ont été les points sur lesquels l’occupant du perchoir, Alassane Bala Sakandé, a accentué son discours. A quelque deux jours de la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8-Mars, il a invité les uns et les autres à avoir une pensée particulière pour les 700 000 déplacés internes que compte notre pays.

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Tahirou Barry : «Je suis le produit d’une nation forte dans sa diversité»

 

Une chose est sûre désormais: Tahirou Barry pense à la présidentielle 2020 chaque matin devant son miroir en se rasant, lui qui, le 26 janvier dernier, a été investi près des siens à Gaoua, chef-lieu de la région du Sud-Ouest. Dans la matinée du 24 février 2020 au quartier Somgandé, à quelques encablures de la salle de ciné éponyme, il est descendu de son véhicule dans un ensemble Faso Danfani, le bonnet vissé sur la tête. Après de vigoureuses  poignées de main, il nous introduit dans la salle de séjour d’une propriété qui lui sert pour le moment de bureau  plutôt que de QG ou de siège de campagne.  Sur le mur, et en grandeur plus que nature, trône son portrait, avec des messages qui en disent long sur ses ambitions pour 2020. A entendre « le candidat de la jeunesse consciente » qui, cette fois-ci, n’est pas adossé au PAREN mais plutôt à un nouveau regroupement, le MCR, la foi en des lendemains victorieux est grande, surtout que, nous confie-t-il, le ciel gorgé de lourds nuages menaçants qui pesait entre lui et son père spirituel, Laurent Bado, s’éclaircit peu à peu.

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