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CAN 2023: La sécurité, l’autre défi de la Côte d’Ivoire

A  partir du samedi 13 janvier 2024, la Côte d’Ivoire deviendra un immense parc zoologique.

La 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui était censée se jouer en 2023 mais a été reportée de six mois en raison des mauvaises conditions climatiques de la période des vacances, démarre en effet ce week-end.

Pendant un mois, les 24 équipes qualifiées vont rivaliser de combativité et d’ardeur pour arracher le trophée le plus convoité de l’Afrique du foot.

Comme à chaque CAN, on aura le sentiment de faire une excursion dans les forêts et les savanes du continent, dans la mesure où nombre de formations ont pour nom un animal, à commencer par le pays hôte, les Eléphants de Côte d’Ivoire. Viennent ensuite, entre autres, les Etalons du Burkina; les Super Eagles nigérians ; les Aigles du Mali, ceux de Carthage de Tunisie ; les Lions indomptables du Cameroun ; les Lions de l’Atlas du Maroc, les Lions de la Teranga du Sénégal;  les Fennecs d’Algérie; les Palancas Negras (antilopes noires) de l’Angola, le Syli (Eléphant)  guinéen, les Léopards de la RDC, les Scorpions de la Gambie et les Requins bleus du Cap-Vert. Si on excepte quelques cas, c’est vraiment le règne des animaux.

Entre la force de l’éléphant, la vitesse de l’étalon, la combativité du lion, la vivacité de l’aigle ou  la ténacité du scorpion, la bataille sera rude.

D’ores et déjà, à 48h du début de la compétition, on peut dire que les conditions sont réunies pour que la fête du football soit belle. Les autorités ivoiriennes n’ont pas lésiner sur les moyens, à commencer par le président ADO lui-même qui en a fait une affaire personnelle. A la faveur du dernier remaniement, n’a-t-il pas confié le maroquin du Sport au Premier ministre Robert Beugré Mambé lui-même, preuve s’il en était que cette CAN est une véritable affaire d’Etat ?

Qu’il s’agisse des infrastructures sportives, notamment les stades, que celles hôtelières ; routières, à J-2, du coup d’envoi, tout semble indiquer, sauf grain de sable de dernière minute, que la machine est bien huilée et est prête à démarrer.

Reste un autre défi, non moins important, celui sécuritaire. Certes, la Côte d’Ivoire, à l’image des autres pays de la côte ouest-africaine, n’est pas submergée par le flot terroriste qui ravage le Sahel, mais on ne saurait oublier que le pays d’Houphouët est adossé au Mali et au Burkina, deux pays qui sont littéralement embourbés dans cette crise sécuritaire et humanitaire et qui se débattent comme ils peuvent pour en sortir. Le pays lui-même a subi de par le passé plusieurs attaques, notamment à Grand- Bassam le 13 mars 2016 qui ont fait 19 victimes civiles et militaires.

Pour cette CAN, près de 20 000 éléments ont été mobilisés pour assurer la sécurité non seulement des acteurs mais aussi des milliers et des milliers de supporteurs qui vont déferler de tous les quatre coins du continent si ce n’est du monde.

Il ne reste donc plus qu’à souhaiter que le spectacle soit au rendez-vous et qu’au soir du 11 février le meilleur gagne.

 

Hugues Richard Sama

Dernière modification lelundi, 15 janvier 2024 23:21

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