Menu

Fin du franc CFA : Le tout n’est pas de battre monnaie

 

C’est assurément un  nouveau pas qui vient d’être franchi vers la décolonisation monétaire de la zone Franc. Mercredi 20 mai 2020 en effet, le gouvernement français a adopté un projet de loi entérinant la fin du Franc des colonies françaises d’Afrique (CFA), créé par décret le 25 décembre 1945 par le gouvernement provisoire de la République française sous l’impulsion de René Pleven ; mais qui, 60 années après nos indépendances formelles, a toujours cours en Afrique occidentale et centrale.

En savoir plus...

Génocidaires rwandais : Un gros requin pris sur les bords de la Seine

 

Félicien Kabuga, vous connaissez ? C’est l’un des plus grands génocidaires rwandais qui étaient encore en fuite jusqu’ à ce 16 mai. Prospère homme d’affaires  dans son pays au moment des faits, le massacre de 800 000 à 1 million de Tutsi en avril, mai, juin 1994, il est présumé avoir été le bras armé des Interahamwe, ces milices hutus qui ont exécuté le génocide au Rwanda il y a 26 ans.

En savoir plus...

L’OMS et la gestion de la covid 19 : Quand Nkurunziza apporte de l’eau au moulin de Trump

 

Ils avaient 72 heures, à compter du 12 mai dernier, pour quitter le Burundi : le docteur Walter Kazadi Mulumbo et trois autres experts de l’OMS dont celui chargé de la riposte à la covid 19 au Burundi. Ils sont accusés par le gouvernement de Pierre Nkurunziza « d’ingérence inacceptable dans sa gestion du coronavirus ».

En savoir plus...

Covid 19 en Afrique: La fin de l’exception lesothane

Le Lesotho, vous connaissez ? C’est ce petit royaume de 30 355 km2 enclavé à l’intérieur de l’Afrique du Sud. Une monarchie constitutionnelle économiquement dépendante de son unique voisin et sur laquelle règne le roi Letsie III. Jusqu’à hier, l’ex-Basutoland était le seul pays africain à n’avoir jusque-là enregistré aucun cas de maladie à coronavirus, alors que les premières contaminations sont apparues sur le continent dès février. Une anomalie statistique, d’autant plus incompréhensible que son géant de voisin est l’un des pays africains les plus touchés avec 11 000 personnes testées positives pour 200 décès. A telle enseigne que le président Cyrille Ramaphosa avait dû ordonner le confinement des grandes villes.

Eh bien, l’exception lesothane a vécu : le ministère de la Santé a en effet déclaré que le royaume connaissait son premier cas de contamination identifié sur une série de 81 personnes testées la semaine dernière parmi des voyageurs en provenance d’Arabie Saoudite et d’Afrique du Sud.

Ç’aurait été une bonne nouvelle qu’on aurait dit « bienvenue au club ». Hélas, il faut croire que, si l’unité politique et économique du continent demeure une chimère 60 ans après les indépendances formelles, le berceau de l’humanité est désormais uni dans le malheur par le virus à la couronne contre lequel tous les Etats se battent comme ils peuvent avec des résultats contrastés. Alors que la Mauritanie était citée en exemple pour avoir su prendre à temps les bonnes décisions, le Ghana par contre a été très vite rattrapé par son désarmement sanitaire précoce en rouvrant le marché de Kumasi et en déconfinant cette ville ainsi que la capitale, Accra. Résultat, la propagation est repartie en flèche.

Il faut surtout espérer pour les Lesothans, qu’après avoir perdu sa « virginité virale », leur pays ne connaisse pas pareille flambée, puisque ce premier cas est rendu public une semaine seulement après la levée, le 6 mai dernier, du confinement total qui avait été imposé durant 6 semaines aux 2 millions d’habitants.

Une situation qui rappelle qu’à défaut de remède et encore moins de vaccin, il faut une discipline individuelle et collective stricte en respectant la distanciation sociale et en observant les autres mesures barrière. Mas il faut bien reconnaître que la discipline et la rigueur ne sont pas toujours les vertus les mieux partagées sur notre continent.

H. Marie Ouédraogo

En savoir plus...

Reprise des cours au Burkina : Difficile équation pour le mathématicien Ouaro

 

Ce  devait être pour ce 11 mai, la reprise des cours pour les classes d’examen au Burkina. Hélas, c’est encore un rendez-vous manqué après ceux  du 14 et du 28 avril. Presque 2 mois après la fermeture précipitée des écoles, lycées, universités et centres de formation professionnelle, la reprise des activités académiques est, comme qui dirait, la ligne d’horizon : elle s’éloigne au fur et à mesure qu’on s’en approche.

En savoir plus...

Evacuation d’Amadou Gon Coulibaly: Un « Lion » au cœur fragile

Il était arrivé à Paris dimanche dernier pour ce qui était censé être un simple contrôle de routine ne devant lui prendre que quelques jours tout au plus. Finalement, Amadou Gon Coulibaly va devoir passer plusieurs semaines en France.

Le Premier ministre ivoirien avait, rappelons-le, subi il y a 8 ans une intervention lourde au cœur, et devait honorer à l’hôpital de la Pitié Salpetrière un rendez-vous médical courant avril, qui avait finalement été repoussé pour cause de pandémie à coronavirus.

Il ne fallait pas plus que le prolongement de son séjour parisien  pour qu’Abidjan et toute le Côte d’Ivoire bruissent d’informations invérifiables et de  rumeurs des plus folles.

La présidence ivoirienne a eu beau indiquer dans un communiqué  que son médecin traitant lui a prescrit un suivi médical et une période de repos qui justifieraient cette absence prolongée, rien n’y fait.

Pour beaucoup en effet, l’état de santé de l’illustre patient doit être suffisamment préoccupant. Il est vrai que la désignation du ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, comme Premier ministre intérimaire n’est pas faite  pour rassurer, dans la mesure où c’est bien la première fois, sauf erreur ou omission, qu’une telle situation arrive au pays d’Houphouët Boigny.

De là à penser qu’il n’est pas près de reprendre ses fonctions… il y a certainement un pas qu’il faut se garder de franchir, car le candidat désigné par le Rassemblement des Houphouétistes   pour la démocratie et la paix (RHDP) à la présidentielle d’octobre prochain peut tout aussi bien avoir voulu  recharger  ses accus à temps pour affronter cette échéance ô combien  éreintante.

Il faut donc se garder de vendre la peau du « Lion de Korogho » avant de l’avoir terrassé.

En attendant, c’est Hambak qui prend encore un peu de galon, ne fût-ce que momentanément. Une promo qui lui vaut pourtant de méchantes critiques de ses contempteurs, lesquels persifflent à qui mieux mieux sur son niveau d’études, car il n’aurait pas le pedigree qui est habituellement celui des personnalités qui occupent cette fonction. Comme si l’on avait besoin d’avoir de « gros papiers » pour réussir à un poste qui reste éminemment politique.

 

H. Marie Ouédraogo

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS